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Tout savoir sur les cartouches

HPDP, véritable spécialiste de l’identification des cartouches sur le forum de detecteur.net, vous propose ici un article qui nous permettra de mieux comprendre ce qu’est une cartouche, son histoire, son type, son utilité, etc… bref, tout ce qui pourra vous aider à identifier celles que vous aurez trouvées en prospection. Un grand merci à l’auteur et un grand bravo à lui pour sa maîtrise du sujet ! (RM)

– ! Précautions ! –

Les cartouches ne sont vraiment dangereuses que chargées dans un canon, qui permet aux gaz de combustion de la poudre de monter en pression. Une cartouche est en laiton, qui éclate sous un faible pression, empêchant ainsi une forte explosion, mais pas le danger de faire voler des particules brûlantes (gare aux yeux). Cela dit, je ne connais pas de cas de cartouches ayant explosé au moment de la déterrer (je parle de cartouches, pas d’autres objets comme les mines, obus ou grenades !). En général les cartouches ont passé beaucoup de temps sous terre, l’amorce est pourrie et la poudre humide.

Il ne faut PAS pour autant tenter de les percuter ! On ne sait jamais… Il ne faut SURTOUT PAS utiliser la poudre qu’elles contiennent, pour aucune utilisation ! La poudre brûle à l’air, sans exploser, avec une très forte chaleur. Certaines cartouches anglaises contiennent de la cordite sous forme de filaments, inutile d’essayer de les vider.

Il peut être utile de savoir qu’avec les années les caractéristiques de la poudre évoluent, pouvant provoquer une surpression et un accident, même avec des cartouches prévues pour l’arme. C’est pourquoi le risque de réutiliser de la poudre est énorme !

Attention ! Certaines cartouches plus petites rentrent parfois dans une arme qui n’est pas conçue pour : il y a un FORT risque d’explosion et de blessures en cas de tentative d’utilisation !!  Les pressions que peuvent supporter les armes anciennes n’ont rien à voir avec celles des cartouches modernes ! Et l’espace vide provoque toujours le déchirement de la cartouche.

Ne pas laisser à la portée des enfants… Mieux vaut leur expliquer avant qu’ils ne cherchent à comprendre seuls.

Le point de vue légal :

Les cartouches d’origine militaire, y compris les douilles (= vides), sont toujours considérées comme exigeant une autorisation d’arme de guerre. Il n’est donc pas permit d’en détenir, en principe, à moins de posséder une autorisation pour un dépôt d’armes de tel calibre. Cela dit, les cartouches complètes trouvées en détection sont (généralement) des épaves, surtout les douilles. Dans la mesure où elles ne sont plus utilisables pour l’usage prévu, il est clair (en principe…) qu’elles ne représentent pas un danger pour la sécurité publique. Ce ne sont plus des éléments d’armes mais des objets.

On peut les revendre à un collectionneur dans une bourse de militaria, de préférence en un seul lot, ou à un rechargeur qui cherche des éléments d’origines. Ou les vendre à un ferrailleur (au prix du laiton, pas grand chose), s’il accepte les cartouches complètes, ou seulement les douilles.

On peut aussi les déposer chez un armurier, qui est légalement habilité à vous les reprendre (voire racheter si elles sont en très bon état), ou à la Protection civile, ou dans une Gendarmerie, qui transmettront à un service de déminage. Il n’est pas vraiment souhaitable de les jeter à la poubelle, sachant que la plupart du temps les déchets sont écrasés dans la benne et incinérés (danger d’explosion/incendie). Beaucoup les gardent dans une boite, avec d’autres « merdouilles ». Il existe pour les amateurs prudent un outil à inertie, une sorte de marteau creux, qui permet d’éjecter les balles, pour vider la poudre, sans rien abîmer. Il est aussi possible de vider la poudre en forant un trou sur le côté, mais rapidement, avec une mèche neuve et sous un filet d’eau, pour éviter l’échauffement.

Il est interdit d’envoyer des cartouches chargées par la poste, pour des raisons de sécurité évidentes en cas d’accident ! Mais il n’est pas interdit à un acheteur, trouvé sur un site de ventes aux enchères par exemple, de venir les chercher directement chez vous.

Classement (en France) : tout ce qui est ou à été utilisé par une quelconque armée dans le monde est classé en 1ère catégorie, sauf le 7,65 ACP des Ruby et quelques calibres exotiques ou vraiment antiques. Les cartouches « civiles » pour armes de poing non-classées en 1ère cat. sont en 4ème catégorie.

Les cartouches de chasse sont libres, ainsi que les cartouches « sport » à amorce annuaire (.22 et Flobert). Le Moniteur (en France) a publié des listes d’armes rares et anciennes pouvant être détenues sans autorisation, ces « libéralités » ne concernent PAS leurs cartouches.

En Belgique, les .22 annuaires nécessitent  une autorisation de détention (en principe).

La loi impose aussi des conditions de stockage particulières si on détient plus de 500 g. de poudre. 

Pour rappel, l’ignorance des lois et règlements ne les annule pas…


Identifier

 

Les reconnaître, les dimensions, que mesurer ?

En dehors des marquages indiquant calibre et fabricant en clair sur les cartouches civiles, la seule façon d’être formel quant à l’identification est de mesurer avec précision (au 1/10ème si possible) au moins le diamètre de la balle et la hauteur de la douille.

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mesure du diamètre de la balle au pied à coulisse

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mesure de la longueur

Le diamètre juste au dessus du culot permet souvent de lever le doute, en cas de possibilités multiples. D’autres dimensions peuvent être nécessaires, diamètre du culot, hauteur de la partie droite et du collet, angle du rétreint, angle de la partie droite (cette partie est généralement très légèrement conique). Le diamètre de l’amorce peut aussi être utile. Les marquages militaires ne donnent généralement pas d’indication sur le calibre, mais sur l’origine, usine de fabrication, mois et année, et parfois un code de couleur sur la balle et/ou l’amorce.

Il existe peu d’ouvrage de référence, pour les marquages je recommande CARTOUCHES, de Serge Jorion et Philippe Regenstreif, ed. Crépin-Leblond, 1978, 194 p.

Types de cartouches :

Note : une cartouche, c’est une balle dans la douille, avec poudre et amorce. Il est difficile d’identifier une balle seule, même avec le diamètre, la longueur et le poids, du fait de la multiplicité des fabrications, ni d’après les rayures. Je n’ai pas les infos nécessaires, infos que possède un expert de la police (si nécessaire). C’est plus facile avec les douilles, qui portent un marquage  (les balles militaires française aussi, ce sont les seules, que je sache).

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Note 2 : je n’ai ni les moyens techniques ni l’ambition de faire ici un musée virtuel des cartouches à travers les âges et les continents, ni un précis d’identification de cartouches… Je souhaite juste donner suffisamment d’indications pour permettre à « l’inventeur » d’en savoir un peu plus sur sa découverte, origine et époque, histoire, usage.

Identifications sur le forum, merci ; rectifications et infos : hpdp@caramail.com


Les balles rondes :

On trouve facilement des billes de plomb, plus ou moins rondes. Sont-ce des balles anciennes ?

Les billes les plus anciennes auraient étés utilisées par les frondeurs romains. Donc il ne doit pas être impossible d’en trouver. Mais le plomb était coûteux à l’époque, et ne devait pas être utilisé couramment, sauf au combat, plutôt des petits galets. Il semble que les billes romaines aient été marquées d’un numéro ou d’un signe.

Les armes à feu de petit calibre (par opposition à l’artillerie) ont toujours tiré des billes de plombs, à l’unité ou par quantité (cartouche de chasse). Toutes les tailles possibles ont été utilisées, de la grenaille de 1mm5 jusqu’aux grosses balles de 20 mm, voire plus.  Les balles militaires de mousquets, etc. avaient souvent un diamètre proche de 16 à 17,5 mm en plomb pur, mou.

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Waterloo 17,5 mm et 16 mm

Vers le milieu du XIX ème s., les balles militaires ont pris un profil cylindro-ogival et ont diminué de taille.

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Depuis les guerres napoléoniennes, les canons ont lancé des boites à mitrailles, ou shrapnells, constituées de billes de plomb durcies (dit Linotype, parce qu’utilisées surtout en imprimerie, contenant un peu de cadmium ou de zinc), détestable habitude qui s’est multipliée pendant les guerres modernes. Ces billes sont souvent très marquées, alors que les balles de mousquets restent plutôt rondes, ou aplaties régulièrement.

Cela dit, tous ce qui est en plomb n’est pas un reste de balle, loin de là.


A blanc ?

Les cartouches à blanc ne sont pas destinées à toucher une cible, elles permettent de manipuler une arme chargée sans danger. Elles sont souvent chargées d’une poudre particulièrement bruyante. Ces cartouches étaient autrefois des cartouches réformées, dont la balle en métal était remplacée par une balle en bois, creuse et très légère, donc d’un très faible portée et éclatant à l’impact, et d’une faible charge de poudre. Elles sont maintenant soit en plastique blanc (brevet Gevelot en France), soit fermées en rosette.

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de G. à D. : à blanc plastique, à blanc métal, propulsive, 9mm pour pistolet et revolver, manipulation-jouet,  à blanc balle bois


Manipulation ?

Ce sont des « cartouches », inertes, qui n’en ont que la forme, il y a généralement de grosses stries le long du corps, parfois des trous, et un trou un peu plus grand que le percuteur à la place de l’amorce.

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Mauser 1943 en plastique (pointe cassée)


D’exercice ? Réduites ?

Les cartouches d’exercice, ou de tir réduit, sont des « vraies » cartouches, sous-chargées et munies d’une balle de faible poids, pour s’exercer à courte distance. Il existe des Lebels à balle coupée d’origine, qui peuvent faire penser que ce sont des balles destinées à blesser plus gravement, qui sont en réalité des cartouches d’exercice. Actuellement, ce sont des cartouches propulsant une balle en plastique. (En pratique, le terme tir réduit concerne surtout l’artillerie, lorsqu’on tire des cartouches plus petites, donc moins chères, dans un canon spécial, ou au moyen d’un système amovible particulier.)

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Lebel d’exercice (balle allégée)

Propulsives ?

Les propulsives ressemblent par la forme aux cartouches à blanc fermées en rosette, mais contiennent une forte charge destiné à lancer des grenades (tromblon VB) ou fusées. Elles ne représentent pas la forme de la balle, puisqu’elles sont chambrées à l’unité, contrairement à celles à blanc, qui doivent passer dans le mécanisme de répétition, qui impose une dimension précise.

Historique :

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En usage militaire, le chargement par la bouche n’est guère pratique : il faut sortir la poire à poudre, mesurer une charge, l’enfourner dans le canon, prendre la poche à balle, en sortir une et la fourrer dans le canon, puis bien tasser avec la baguette, et mettre un peu de poudre dans le bassinet ou chercher une amorce à placer sur la cheminée. Les chasseurs donnaient un coup d’écouvillon pour nettoyer avant de mettre la poudre noire, qui encrasse beaucoup, plus une bourre grasse entre poudre et balle. Les militaires ont « vite » compris qu’il valait mieux avoir une charge toute faite : une enveloppe en papier contenait la poudre et la balle ; il suffisait de déchirer le papier avec les dents, de charger le bassinet, puis de jeter la poudre dans le canon, puis l’enveloppe, servant de bourre, puis la balle, et de tasser énergiquement.

Puis on s’est dit qu’ajouter l’amorce dans l’enveloppe et utiliser le tout tel quel éviterait les oublis et les maladresses, et surtout qu’une culasse ouvrante augmenterait beaucoup la cadence de tir. Il était en effet courant que les fusils, après un combat, soient retrouvés avec 2 ou 3 balles sans poudre au fond du canon… Dans cette configuration, l’enveloppe, ne servant plus de bourre, pouvait être en papier combustible ; mais il restait à régler le problème de crachements de gaz à proximité de l’œil du tireur, la culasse n’étant pas, seule, suffisamment étanche à la pression.

Une enveloppe papier n’est pas assez rigide, l’amorce était parfois mal placée, on mit donc l’amorce au centre d’une rondelle de cuivre, à laquelle on rajouta rapidement une partie droite en laiton et carton, contenant la poudre et donnant une bonne étanchéité aux gaz grâce à sa ductilité. C’est l’ancêtre de la cartouche de chasse actuelle.

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cartouche de chasse cal 12 Brenneke, à balle unique

Les balles devenant plus petites et plus légères, pour donner une plus grande portée, on fini par prolonger la partie droite de l’étui en laiton pour y inclure la balle.


Le calibre, c’est quoi ?

Le calibre, à l’origine, indique le diamètre du canon. Mais il existe plusieurs systèmes de mesure, pour les armes rayées ou lisses, et d’autres. Pour les armes anciennes, non-rayées, le calibre se calcule en nombre de balles rondes pouvant être formées avec une livre de plomb. Comme le poids de la livre était variable selon les régions, et que les balles rendaient plus ou moins facilement, il a fallu trouver autre chose, de plus universel. Le plus logique est d’utiliser une mesure métrique. Mais ce serait trop simple ! En effet, depuis le début du XVIII ème s. il existe des armes rayées, c’est à dire forées selon un calibre, et reforées pour faire les rayures. Les anglais utilisent le pouce, ce qui donne des indications comme 0.303 millièmes de pouces, et comptent sans la profondeur des rayures. Les américains utilisent aussi le pouce mais en centièmes : 0.45 et comptent, bien sûr, profondeur des rayures comprises. Mais il existe aussi le système « commercial », qui transforme les mesures, par exemple le calibre .38 fait en réalité .357 (ou 9mm).

Le système est stabilisé depuis longtemps, ainsi le calibre 12 de chasse fait 18mm25. Et le système métrique à été adopté en Europe depuis le début des cartouches. Le calibre 9mm fait vraiment 9mm (plus exactement 9mm sur les rayures).

Il y a longtemps que les armes ne se chargent plus par la bouche, les dimensions de la cartouche sont donc caractéristiques d’une arme ou d’un type d’armes. On désigne un calibre par le diamètre de la balle et la hauteur de la douille : 7×64 mm pour une cartouche à gorge (la rainure qui fait le tour au dessus du culot), et en ajoutant R pour signaler la présence d’un rebord ou bourrelet (R pour « Rim ») : 7x65R. La gorge et le rebord sont destinés à permettre l’extraction de la cartouche. Certaines cartouches à l’origine à poudre noire, modernisées à poudre vive, ont à la fois un rebord et une gorge, elle sont dites semi-rim.

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de g. à d. : 2 à bourrelets, semi-rim, droite

Les balles, composition & fonctions

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balle .30 plastique d’exercice, balle ogivale blindée ancienne, balle cônique, balle bicônique, balle bois teintée, balle de mitrailleuse .50.
dessous : balle pistolet .45 et 9mm blindée, plastique d’exercice arrondie et plate
dessus : balle de guerre éclatée contre un mur.

Les balles de cartouches anciennes sont de simples cylindres de plomb nus arrondis au bout, dites ogivales, mais ces balles n’avaient pas un bon rendement dans l’air, par manque d’aérodynamisme. L’invention de la poudre sans fumée et de la balle pointue, cônique puis bicônique à permit un important progrès.

Il existe parfois des marques de vernis coloré sur la balle, et/ou sur l’amorce et la jonction douille/balle, qui indique une fonction particulière, tropicalisée (étanche), traçante, perforante… Ce vernis est à conserver !

Les balles militaires sont en plomb recouvert d’une peau en laiton ou en acier cuivré, dites blindées (full metal jacket en anglais), et contiennent parfois un noyau d’acier perforant et/ou une composition chimique permettant de suivre la trajectoire, de provoquer un incendie ou une petite explosion. Aucun danger pour nous, ces produits sont allumés par la chaleur de la combustion de la poudre dans le canon. Les cartouches de Lebel sont souvent en laiton massif.

Les balles civiles sont en plomb pur (armes courtes à un coup ou revolvers), souvent recouvertes en partie d’une chemise rigide, en laiton ou acier (armes longues et pistolets semi-automatiques).

Les balles destinées au tir à la cible au revolver sont plates, pour découper un trou bien rond. Certaines balles pour pistolets semi-auto ont parfois un petit décrochement plat dans ce même but.

Les balles de chasse (et parfois de police) ont souvent une pointe creuse, parfois remplie d’une pointe en plastique : cela leur permet de « champignoner », d’obtenir le même résultat qu’une balle de plus gros diamètre.

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444 Marlin : pointe creuse et plomb en partie apparent

Poudres, amorces, composition

Il existe toutes sortes de marques et types de poudres vives, qui sont à base de nitrates, et plus encore de mélanges de poudres noires (PN), à base de charbon, salpêtre et souffre, mais la PN n’est plus utilisée depuis la fin du XIX ème siècle (sauf exceptions).

Les amorces étaient souvent à base de mercure, maintenant remplacé par un mélange non-toxique et non-polluant.

Les douilles sont presque toujours en laiton 66% de cuivre + 33% d’étain. Parfois elles sont en acier, uniquement pour les cartouches militaires, pour raisons économiques, ou en plastique, pour celles à blanc ou de manipulation.


Fusil, carabine ou mousqueton ?

Les termes sont à peu près équivalents, le fusil est soit lisse, s’il est civil, soit long, s’il est militaire ; la carabine est civile uniquement, courte et à répétition ; le mousqueton est militaire et court. Ceci n’est pas une définition universelle, seulement une convention, qui a varié dans le temps. Les fusils à canon long étaient préférables, du point de vue rendement, à l’époque de la poudre noire, la poudre vive a permit un raccourcissement important. Les mousquetons étaient destinés aux cavaliers (et aux annamites), qui étaient embarrassés d’un canon long. Les mousquets sont un type ancien de fusil, dénomination désuète.


Pistolet ou revolver ?

A l’origine, les pistolets étaient à un coup et chargement par la bouche. Certains modèles avaient deux canons, comme sur les fusils de chasse actuels. Puis on imagina de mettre plusieurs canons, 4, 5 ou 6, et de les présenter successivement devant le percuteur par un système rotatif. Ce système est connu sous le nom de poivrière. Presque tous sont à chargement par la bouche. Le canon unique à été ajouté par Colt en 1833 pour son premier revolver, le Paterson, à chargement par l’avant du barillet. En anglais, « To Revolve », qui vient du français révolution, signifie « faire tourner », et ce terme à été adopté pour cette mécanique sous le nom de revolver.

Les cartouches de revolvers sont toujours droites et ont un rebord, celles de pistolet semi-auto ou auto ont une gorge, le rebord/bourrelet étant gênant pour les mécanismes de répétition (même si parfois certains se sont obstinés à utiliser des cartouches à bourrelet dans des armes automatiques…), et sont le plus souvent droites.


Répétition, semi-auto, automatique ?

La répétition manuelle est un mécanisme interne permettant par un mouvement simple de remettre l’arme en état de tirer. La répétition semi-automatique utilise le recul pour faire ce mouvement. L’automatisme aussi, à la différence qu’il n’est plus nécessaire d’appuyer sur la détente pour provoquer le départ de chaque coup. Pour info, la queue de détente est le petit levier sur lequel on appuie de l’extérieur, alors que la gâchette est la pièce interne qui libère le ressort du chien ou du percuteur.


Droites ou bouteilles ?

Les balles droites sont les plus simples à concevoir et fabriquer, les douilles bouteilles permettent de mettre plus de poudre sans allonger démesurément la cartouche. En réalité la forme bouteille est apparue lorsqu’on a voulu réduire le poids de la balle, et donc le diamètre, pour obtenir une plus grande vitesse, mais en conservant une partie du matériel de fabrication.


Douille ou étui ?

Les deux termes sont justes, on dit plutôt douille pour un petit calibre et étui pour l’artillerie.


Doum-doum ?

Doum-doum était le nom d’une usine indienne de cartouches, à la fin du XIX ème s., dont la production, destinée aux militaires anglais, causait des blessures particulièrement horribles. On a dit qu’elle étaient conçues dans ce but, mais en réalité il s’agit de la conjonction de la mauvaise qualité du plomb utilisé pour faire les balles (vu l’usage), avec la nouvelle poudre vive, qui les propulsaient à très grande vitesse. Ces balles éclataient à l’impact, ce qui n’arrivait jamais avec la poudre noire utilisée précédemment. Les balles en plomb ne sont jamais en plomb pur, mais en alliage durci, et entièrement entourées (militaires) de cuivre ou d’acier, ou ne laissant qu’une pointe en plomb (chasse). C’est une des interdictions acceptées par tous les signataires de la convention de Genève.


Magnums ?

Les cartouches magnums sont chargées à la limite de l’acceptable, ce qui fatigue beaucoup la douille, dont le point faible se situe juste au dessus de la gorge, au départ de la partie droite. Un renfort à donc été ajouté à cet endroit, pour éviter une rupture d’étui qui empêcherait l’arme de fonctionner. Ce renfort à aussi l’avantage de parfaitement positionner la cartouche, mieux que ne le fait la partie oblique de la bouteille, assez souple. De plus il est impossible de tirer par erreur ces cartouches dans une arme non prévue pour.

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dessus Magnum, dessous à bourrelet