La prospection des météorites
L’équipement
du chercheur de météorites
Un
GPS : Il est important de noter pour chaque trouvaille sa position exacte. C’est
d’un intérêt scientifique capital car cette indication permet
de définir la trajectoire de la chute si plusieurs découvertes
sont faites dans une zone restreinte et d’affiner les procédures
de recherche sur le terrain. De plus, le GPS est précis à 5 ou
10 mètres et il devient facile de prospecter sur d’anciennes zones
de chutes en se basant sur les récits. Les premiers modèles de
GPS ont des prix très abordables. Je vous conseille particulièrement
la marque Garmin.
Des
cartes précises : Pour la France, utilisez des cartes IGN à 1/25000
et comparez-les avec les cartes de Cassini. Etablies au milieu du XVIIème
siècle à l’échelle 1/86400, ces dernières
permettent de retrouver les noms des hameaux ou des localités disparues
près desquelles sont tombées ou furent observées des météorites.
On les trouve en vente notamment à l’IGN à Paris (version
papier ou CD-ROM). ( coordonnées dans la rubrique « Adresses et
liens utiles »
Un
aimant : l’aimant permet de tester la teneur en fer métallique
d’une roche que vous venez de découvrir. Cependant, certains spécialistes
déconseillent l’usage d’un aimant car il fait perdre en partie
la mémoire magnétique (aimantation rémanente naturelle)
des roches.
Un
détecteur de métaux (accessoirement) : un bon détecteur
de métaux représente un investissement important mais celui-ci
sera vite amorti au gré de vos découvertes. Je vous recommande
les marques Fisher, White ou bien encore C-Scope. Choisissez un modèle
avec plusieurs discriminations (possibilité d’exclure certains
métaux lors de la détection). Le détecteur sera utile dans
nos contrées où les météorites sont souvent enterrées
dans les champs ou masquées par la végétation. Dans le
désert, les spécialistes vous diront que le meilleur outil est
l’œil humain… Avant toute chose, prenez connaissance de la
Loi française relative à l’usage des détecteurs de
métaux.
Une
loupe : choisissez un modèle de poche pliable, de grossissement x10 ;
portée autour du cou au bout d’une ficelle, elle vous sera fort
utile sur le terrain.
Une
pelle-pioche pliable.
Un
appareil photo, pour photographier chaque trouvaille.
Un
bloc-note, un stylo, des étiquettes autocollantes et des sacs congélation.
La campagne de recherche
Avant toute prospection, je vous recommande de partir avec une carte si possible à 1/25000, et muni du matériel que j’ai énuméré précédemment.
Dessinez sur la carte un quadrillage sur la zone suspectée de receler des météorites. Numérotez chaque carré.
Une fois sur la zone, prospectez dans chaque quadrillage dessiné sur la carte, selon les axes nord-sud (ou inversement) et est-ouest (ou inversement) mais de préférence dos au soleil pour éviter l’éblouissement. Ainsi, il devient quasiment impossible d’oublier une zone de prospection. Notez soigneusement les carrés visités sur la carte.
Sur une feuille de votre
bloc note, notez-bien les informations suivantes :
- La dénomination : Attribuez un nom à votre trouvaille (correspondant
en général au lieu de la découverte ou à une désignation
arbitraire, votre nom de famille par exemple), suivi d’un chiffre. Conservez
cette dénomination pour l’ensemble des trouvailles faites dans
une même zone.
- Les coordonnées prises sur le GPS
- La date et l’heure de la découverte
- Le nombre de fragments récoltés en ce point
- Les autres informations utiles, comme par exemple l’état de la
météorite, des informations topographiques.
Photographiez ensuite la météorite in situ, en posant à côté d’elle votre note. Enfin, placez chaque trouvaille dans un sac de congélation fermant par un zip.
Une fois rentré chez vous, pesez chaque fragment à l’aide d’une balance électronique (une précision au 1/100 de gramme est idéale pour de très petits fragments et au 1/10 de gramme pour des météorites plus importantes) et recopiez au propre dans un tableau le contenu de chaque fiche.
Ensuite, envoyez vos roches
dans un laboratoire spécialisé.