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Potin ??

MessagePublié :12 avr. 2011, 22:12
par nicokro
Salut à tous voila ce que je viens de decouvrir non loin de chez moi pouvez vous m'aider pour l'ID

Merci

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:]

Re: Potin ??

MessagePublié :12 avr. 2011, 22:23
par tim250
potin à la grosse tête ?

Re: Potin ??

MessagePublié :12 avr. 2011, 22:24
par scorpio 49
joli potin séquane ! :super: :hello:

Re: Potin ??

MessagePublié :12 avr. 2011, 23:40
par machinehead100
:ghee: :ghee: :ghee: :ghee: :ghee:

bravo

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 00:44
par NARFOUILLE58
salut jolis :super:
potin sequane surement tete au bandeau lisse taureau chargeant a gauche un truc du genre
a ces potins ils sont indestructible :hehe:

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 00:49
par annibal 60
ah oui il est beau celui la ...fuzziolo vas te dire de quoi il sagit ton potin ... :hello: :super:

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 01:06
par NARFOUILLE58
re
je la vois pas su bdpamoch ya des annelets ya bien celle qui ressemble mais cest une rouelle 8|

http://bdpamoch.free.fr/bpc_img_ref-448.jpg" onclick="window.open(this.href);return false;

superbe :super:
narf

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 01:17
par annibal 60
salut ...regarde la video jusquau bout ...ton potin si trouve ..a 10 mn 44 :super: ;-)
[youtube]YjiUd5VnxsU&feature=player_embedded[/youtube]

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 01:26
par alrugcurl
La tête correspond, mais le cheval derrière n'est pas le même

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 01:31
par annibal 60
alrugcurl a écrit :La tête correspond, mais le cheval derrière n'est pas le même
salut les gaulois n avait pas de coin de frappe....ils fonder leurs monnais dans des moules ils pouver y avoir des defauts dans les monnais la diférrence pouvait se voir dun village a l autre ...

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 08:19
par catala
annibal 60 a écrit : les gaulois n avait pas de coin de frappe
Bonjour. Ce n'est pas exact. :)

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 08:24
par jperdo
annibal 60 a écrit :salut les gaulois n avait pas de coin de frappe....ils fonder leurs monnais dans des moules ils pouver y avoir des defauts dans les monnais la diférrence pouvait se voir dun village a l autre ...
Et ça , c'est quoi ? un tampax préhistorique ? :mdr1: :mdr1: :mdr1: :mdr1:

http://www.detecteur.net/forum/viewtopi ... it=sonic88

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Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 09:47
par annibal 60
catala a écrit :
annibal 60 a écrit : les gaulois n avait pas de coin de frappe
Bonjour. Ce n'est pas exact. :)
a ok autant pour moi je croyer :]
:hello:

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 10:31
par alan29
:hello: Très belle cette gauloise :| :coeur: :super:

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 13:57
par NARFOUILLE58
salut
les potins et les bronze etait couler je croit le reste avec des coins
en faite toute celle ou l ont peut voir une tetine de coulage :) ce que l ont trouve pas sur des statere et celle en argent aussi me semble t il ???
NARF

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 16:07
par annibal 60
NARFOUILLE58 a écrit :salut
les potins et les bronze etait couler je croit le reste avec des coins
en faite toute celle ou l ont peut voir une tetine de coulage :) ce que l ont trouve pas sur des statere et celle en argent aussi me semble t il ???
NARF
donc ma premiére impression était la bonne :modo:.... jperdo tes dedans :siffle: :hello:

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 16:11
par Theophilus
annibal 60 a écrit :
NARFOUILLE58 a écrit :salut
les potins et les bronze etait couler je croit le reste avec des coins
en faite toute celle ou l ont peut voir une tetine de coulage :) ce que l ont trouve pas sur des statere et celle en argent aussi me semble t il ???
NARF
donc ma premiére impression était la bonne :modo:.... jperdo tes dedans il te reste plus cas metre le tampax prehistorique n oublie pas la vasline sa passe mieu ;-) :siffle: :hello:
Non c'est plutôt toi ;) Relis bien

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 16:14
par annibal 60
Theophilus a écrit :
annibal 60 a écrit :
NARFOUILLE58 a écrit :salut
les potins et les bronze etait couler je croit le reste avec des coins
en faite toute celle ou l ont peut voir une tetine de coulage :) ce que l ont trouve pas sur des statere et celle en argent aussi me semble t il ???
NARF
donc ma premiére impression était la bonne :modo:.... jperdo tes dedans il te reste plus cas metre le tampax prehistorique n oublie pas la vasline sa passe mieu ;-) :siffle: :hello:
Non c'est plutôt toi ;) Relis bien
les bronze etait couler ....sauf les monais d argent et d or relis bien il vas bien te le prété :mdr1:

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 16:18
par Theophilus
annibal 60 a écrit :
Theophilus a écrit :
annibal 60 a écrit :
NARFOUILLE58 a écrit :salut
les potins et les bronze etait couler je croit le reste avec des coins
en faite toute celle ou l ont peut voir une tetine de coulage :) ce que l ont trouve pas sur des statere et celle en argent aussi me semble t il ???
NARF
donc ma premiére impression était la bonne :modo:.... jperdo tes dedans il te reste plus cas metre le tampax prehistorique n oublie pas la vasline sa passe mieu ;-) :siffle: :hello:
Non c'est plutôt toi ;) Relis bien
les bronze etait couler ....sauf les monais d argent et d or relis bien il vas bien te le prété :mdr1:
Tu dis que les gaulois n'utilisaient pas de coin ce qui est faux comme le précise jperdo non ?

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 16:25
par annibal 60
Theophilus a écrit :
annibal 60 a écrit :
Theophilus a écrit :
annibal 60 a écrit :
NARFOUILLE58 a écrit :salut
les potins et les bronze etait couler je croit le reste avec des coins
en faite toute celle ou l ont peut voir une tetine de coulage :) ce que l ont trouve pas sur des statere et celle en argent aussi me semble t il ???
NARF
donc ma premiére impression était la bonne :modo:.... jperdo tes dedans il te reste plus cas metre le tampax prehistorique n oublie pas la vasline sa passe mieu ;-) :siffle: :hello:
Non c'est plutôt toi ;) Relis bien
les bronze etait couler ....sauf les monais d argent et d or relis bien il vas bien te le prété :mdr1:
Tu dis que les gaulois n'utilisaient pas de coin ce qui est faux comme le précise jperdo non ?



la matrice il a raison et pour la couler j ai raison en vas dire que tous les deux en a raison ....


voici des infos la dessus.
...


Le mot "Potin" a 2 sens dans la numismatique celtique actuelle: il désigne tout à la fois une monnaie celtique coulée et l'alliage qui servit à la coulée.

Il s'agit de pièces d'un "physique peu avantageux".

Sur les pièces coulées, le type est toujours intégralement reproduit, étant donné qu'en raison de la technique utilisée , aucune excentration n'est possible (ce n'est pas tout à fait exact, puisque l'on rencontre de rares potins excentrés!), contrairement à ce que l'on observe fréquemment pour les pièces frappées. Pour la même raison, on ne trouve évidemment jamais d'éclatements marginaux.

En 1762 AD, de CAYLUS fit analyser des potins par QUEVANNE, essayeur général des Monnaies de France. QUEVANNE fondit ensemble un nombre inconnu de "potins au personnage accroupi, au bucrane, au guerrier tenant un torque et une lance, des potins au sanglier des Leuci, des potins des Senones et des Carnutes", en somme tous les Types de potins que de CAYLUS publia par la suite dans son Recueil d'Antiq., t. VI, 1764 AD, p. 331.

En utilisant une méthode d'analyse "par voie ignée" (coupellation) alors d'un usage courant dans les Monnaies du Royaume, QUEVANNE parvint à la composition suivante:

Cu "6 parties" c'est-à-dire 67%

Sn "1 partie" c'est-à-dire 11%

Pb "2 parties" c'est-à-dire 22%

Les analyses postérieures n'ont conduit que très exceptionnellement à une teneur [irrégulière certes d'un Type de potin à l'autre] si élevée en plomb!

Cette observation prouve que la "voie ignée" était inadaptée pour réaliser ce genre d'analyse chimique. Cette "voie ignée" fut universellement utilisée dans toutes les Monnaies du Royaume pour déterminer les titres en or et en argent des monnaies jusqu'à ce que GAY-LUSSAC mit au point la "voie humide" qui prouva dans les années 1800 / 1805 AD, que toutes les monnaies royales étaient sous-titrées et que la "voie ignée" était à proscrire totalement.

En quoi consiste la "voie humide"? Comme la "voie ignée", la "voie humide" est une méthode destructive consistant à dissoudre la monnaie dans un acide approprié puis à faire l'analyse chimique de la solution par un procédé purement chimique.

DéCHELETTE, en 1899 AD (RN 1899 AD, p. 169-172 & ABT p.43) fit procéder à des analyse de bronzes frappés (LT 5086 et 5093) et de potins coulés (LT 2935, 4628, 5253, 5368 et 5401) provenant du Mont Beuvray (Nièvre). Les résultats obtenus sont fiables parce qu'ils donnent une idée exacte des teneurs moyennes en métaux des monnaies "dans leur globalité":

La monnaie, frappée ou coulée consiste en une "âme" de la pièce recouverte d'une patine superficielle et d'une corrosion superficielle.

Patine et corrosion étant négligeables devant l' "âme", les résultats d'analyse se trouvent très peu faussés.

Les résultats de ces analyses eurent de quoi surprendre DéCHELETTE:

# Bronzes frappés:

Cu 75 – 82% / Sn 18 – 26%

# Potins coulés:

Cu 68 – 83% / Sn 17 – 32% correspondant à des températures de fusion de ca 925 à 750° Celsius

Rappel:

Bronzes de fonderie usuels actuels: Sn 4-13 %

Bronzes de cloche: Sn 20-25 %, donc un alliage de même teneur en Sn que les potins.

En somme, l'alliage utilisé pour les bronzes frappés et les potins coulés était quasiment le même!

On pourrait donc tout aussi bien parler

# non de potins coulés mais de bronzes coulés

# non de bronzes frappés mais de potins frappés!

Par ailleurs, ces analyses révèlent des écarts notoires entre les teneurs extrêmes.

DéCHELETTE conclut: "Pour rechercher dans quelle mesure ces variations peuvent être fortuites ou au contraire intentionnelles, il est évident que l'on devrait , au préalable, multiplier les essais et analyser un nombre notable d'exemplaires de chaque Type" de potins. L'idée était bonne mais la manière dont elle fut appliquée, déplorable. Selon DéCHELETTE, "il semble que (tant pour les bronzes frappés que pour les potins coulés) le rapport simple de 4 parties de cuivre et d'une partie d'étain ait été l'objectif des monnayeurs" c'est-à-dire

# Cu 80% / Sn 20% (Température de fusion: 890° Celsius)

Rappel: Cu 1084° Celsius / Sn 232° Celsius

Rappelons, à titre comparatif, que la composition la plus ordinaire du bronze non monétaire correspond à

¤ Cu 90% / Sn 10% (Température de fusion: 1005° Celsius)

Pour passer du bronze non monétaire à du bronze monétaire alias du potin monétaire, on a, en gros, augmenté la teneur en étain de 10 à 20%.

QUEVANNE conclut: "Ces métaux étain & plomb (Sn & Pb) joints au cuivre, en détruisent la ductilité, ce qui fait que les potins n'ont pu être fabriqués que par le moule".

DéCHELETTE conclut: "L'addition d'étain a pour effet d'augmenter la dureté de l'alliage et de faciliter sa fusion".

En augmentant la teneur en étain, l'alliage devient donc plus fusible c'est-à-dire plus approprié à la fabrication de potins coulés mais, à l'évidence, moins approprié à la fabrication de bronzes frappés puisque ductilité et dureté augmentent.

Entre 1899 et ca 1985 AD, on ne procéda quasiment à aucune analyse de potins.

Durant ce laps de temps, les "vieux chimistes" qui savaient "manier la voie humide", disparurent avec le déclin de la Chimie alors appelée "Chimie Minérale" et à présent "Chimie Inorganique".

A partir de ca 1985 AD, la "voie humide" [analyses de solutions par voie purement chimique], ne furent plus "tendance" (comme l'ont dit si joliment de nos jours)!

Le "must" depuis ca 1985 AD est une méthode nucléaire non destructive [cf. BEAUCHESNE & BARRANDON – Méthode d'analyse globale et non destructive du Cu et de ses alliages par activation avec des neutrons rapides de cyclotron in Revue d'Archéométrie, 10, 1986 AD, p.75-85].

Elle fut utilisée par exemple par GEISER & BARRANDON [cf. Gallia 52, 1995 AD, p.23-26] pour l'analyse de potins dits "à la grosse tête": "cette méthode permet une analyse globale (?) et non destructive; par simple spectrométrie, ce sont 10 éléments (Cu, Sn, Pb, Sb, As, Ni, Fe, Ag, Au, Zn) qui sont ainsi dosés jusqu'à l'échelle du ppm. Les résultats obtenus, aux dires de GEISER & BARRANDON, "montrent la pertinence de la méthode....: en effet, des pièces de même Type mais de provenances différentes, donc de modes de conservation très différents, donnent des résultats identiques". GEISER & BARRANDON laissent donc entendre que "patine & corrosion superficielles" auraient pu fausser les analyses. A notre connaissance, l'analyse d'une pièce par cette méthode se fait en un point précis de l'Avers ou du Revers et sur une épaisseur de quelques microns seulement. C'est donc principalement les "patine & corrosion superficielles" qui sont analysés au détriment de l' "âme" de la pièce. Avers et Revers d'une seule et même pièce peuvent donc conduire à des analyses différentes.

On comprend dès lors pourquoi BURKHARDT, STERN & HELMIG (Keltische Münzen aus Basel / Numismatische und metallanalytische Untersuchungen, Basel 1994 AD, p.127-139 & p.211-225) en publiant les analyses des très nombreuses monnaies celtiques du Musée Historique de Bâle (HMB = Historisches Museum Basel) proposent le plus sérieusement du monde (cela semble un canular de prime abord!) des analyses différentes pour les Avers et Revers d'une même pièce....non seulement différentes mais très souvent aussi divergentes! Ainsi la (même) pièce N° 335 de la p. 215 a un titre en Cu de 68% à l'Avers et de 42% au Revers! Un écart de 26%....rien que cela!

En somme, cette méthode nucléaire est valable pour les alliages modernes homogènes, ni patinés ni corrodés, mais elle est aussi inadaptée pour analyser les pièces anciennes inhomogènes, patinées et corrodées, que ne l'est le double décimètre pour mesurer de manière rigoureuse la distance entre Metz et Strasbourg!

Au Chapitre XLII, nous donnons les analyses proposées pour les divers Types de potins si elles sont connues: force est de constater qu'il y règne une certaine cacophonie....peut-être due à l'utilisation de cette méthode, moderne certes mais inadaptée.

Selon GRUEL (La monnaie chez les Gaulois, 1989 AD, p. 148),

"l'étude métallographique de quelques potins de Villeneuve-Saint-Germain (Aisne) montre des variations sensibles dans la structure des alliages selon les températures de coulée: pour certaines séries plus soignées, les métallurgistes ont obtenu par refroidissement lent, probablement dans les moules mêmes, des pièces aux structures très homogènes et de couleur argent".
FORRER, quant à lui, a vérifié que, tout au moins pour les monnaies des Leuci, les potins à couleur argent contenaient une certaine proportion d'antimoine (Sb = stibium) "en relation" avec les mines d'argent antimonifères de Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin).


XLI / II

Moules isolés bivalves en pierres diverses

Des moules bivalves en pierres diverses [ardoise, caillou fruste, calcaire, calcaire sub-lithographique, grès, molasse alias grès molassique, pierre calcaire, pierre de grain très fin, pierre de grès noir, pierre ollaire, pierre schisteuse, pierre tendre, rognon de pierre dure, schiste ardoisier relativement tendre, schiste bitumineux, schiste de Nozay (Loire-Atlantique) , schiste briovérien, schiste très compact, serpentine, stéatite (Speckstein)] destinés à la fabrication de petits objets monétiformes, entre autres des

# rouelles [si souvent assimilées à tort à des "pré-monnaies" celtes]. Nous avons recensé et dessiné ces moules à rouelles qui furent en usage de ca 1850 BC (avant J-C) à ca 1900 AD (après J-C), dans nos 2 CD intitulés:

E. & J. WENDLING – Roues & rouelles à rayons, 1ère partie: fig. 0001 à 2459 et 2ème partie: fig. 2460 à 4725, Châtel-Saint-Germain, 2003 (Voir Chapitre 219, fig. 3653, 3656 à 3661, 3667 à 3672, 3674, 3675, 3822, 3825, 3826, 3828 à 3830).

# fusaïoles [si souvent assimilées à tort à des "pré-monnaies" celtes]. Nous avons recensé et dessiné ces moules à fusaïoles qui furent en usage en ca 1800-1900 AD, dans notre CD intitulé:

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002 (Voir Chapitre 72, fig. 1907 à 1913, 1916 à 1920, 1922, 1923, 1926 & 1927)

Signalons un passage de Pline l'Ancien (Histoire Naturelle, Lib. XXXIV, cap. 8 [ca 23-79 AD]): "Quantum ea res differentiae afferat, in Gallia maxime sentitur, ubi inter lapides candefactos funditur". Il prouve qu'en Gaule, le métal fondu était versé dans le moule en pierre préalablement chauffé.



¤ EJW …..

Parenteau – Notice sur un atelier de fondeur gallo-romain du 1er siècle après J-C, découvert à Rezé (Loire-Atlantique in Mémoires présentés au Congrès archéologique de France, 1864, p. 253-258 alias

Parenteau- Inventaire archéologique du Musée de Nantes, 1878, pl. 13 / 8 alias

E. & J. WENDLING – Roues & rouelles à rayons, Châtel-Saint-Germain, 2003, 2ème partie: Chapitre 219, fig. 3672

Schiste très compact

Ca 1-100 AD

L'une des valves [60 x 50 mm] d'un moule bivalve destiné à la coulée de 5 rouelles à 4 rais de 11 mm de diamètre. Noter l'entonnoir de coulée au haut des valves.

Provenance: un atelier de fondeur gallo-romain à Rezé (Loire-Attlantique)

Conservée au Musée Dobrée à Nantes (Inv. N°56.6068)



¤ EJW …..

Lee – Isca Silurum, or an illustrated catalogue of the Museum of Antiquities at Caerleon, London1862, p. 71, 72 & 107, pl. XXXVII, fig. 3 alias

Gaidoz in Rev. arch. 1884, t. 2, p. 13 et 1885, t. 2, p. 186 alias

E. & J. WENDLING – Roues & rouelles à rayons, Châtel-Saint-Germain, 2003, 2ème partie: Chapitre 219, fig. 3674

Pierre

Ca 1-100 AD

L'une des valves [71,4 x 63,5 x 14,3 mm] d'un moule bivalve destiné à la coulée de 2 rouelles à 8 rais et d'une rouelle à 11 rais de 21 à 23 mm de diamètre. Noter l'entonnoir de coulée au haut des valves.

Provenance: fouilles d'une villa d'Isca Silurum, à présent Caerleon (Wales County of Monmouth)

Conservée, non plus au Musée de Caerleon mais, en 1996, au National Museum of Wales [= Pays de Galles], Cardiff (Inv. N°31.78)



¤ EJW …..

Chevillot & Moissat – Des fileuses, des fusaïoles en plomb et des pseudo-monnaies gauloises in Documents d'archéologie et d'Histoire Périgourdines, t. 9, 1994, p. 89-104, fig. 6 / 2 alias

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002, fig. N°1923

Calcaire sub-lithographique

Ca 1800-1900 AD

Les 2 faces de l'une des valves (Diamètre: 69 mm) d'un moule bivalve à fusaïoles. L'Avers et le Revers de la même valve servaient donc à couler des fusaïoles de 2 Types différents:

# Face de gauche: fusaïole classique à 8 protubérances triangulaires

# Face de droite: fusaïole moins classique biconique ornée de chevrons pointés

Provenance: Trouvée en 1990 au lieu-dit Asplat, commune de Saint-Amand-de-Coly (Dordogne) dans un tas de castine provenant d'une carrière de castine de la région



XLI / III

Moules isolés bivalves en métal



¤ EJW 000..

SENA N°96, 1988, p.383-384

Plomb

Ca 60 BC

Valve d'Avers en plomb [Température de fusion: 327° Celsius] (avec canal de coulée) du moule bivalve de Châteauneuf-lez-Martigues (FRANCE, Bouches-du-Rhône) pour couler de fausses Drachmes massaliètes, forcément en étain [Température de fusion: 232° Celsius] de Type Dep Mars 37. Localisation actuelle inconnue.

Longueur: 9,55 cm. Il subsiste 3 "pions de centrage" en fer pour assurer la correspondance rigoureuse entre les 2 valves du moule.



¤ EJW 000..

SENA N°96, 1988, p.385-386

Bronze

Ca 60 BC

Les 2 valves en bronze (avec canal de coulée) du moule bivalve de Vitrolles (France, Bouches-du-Rhône) pour couler de fausses drachmes massaliètes de Type Dep Mars 55. Localisation actuelle inconnue. Longueur totale: 6,3 cm (notre dessin n'est qu'une vue partielle). Noter les 4 trous pour 4 "pions de centrage".



¤ EJW …..

Collin – A propos de roues, de rouelles……. et de fusaïoles in Bulletin N°2 de l'Association "Vivre à Andard", 1983, p. 13-29 alias

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002, fig. N°1924

Fer

Ca 1800-1900 AD

Les 2 valves d'un moule bivalve servant à la coulée d'une fusaïole, autre Type d'objet monétiforme [datant la plupart du temps des années 1800-1900 AD bien que souvent vendu comme "pré-monnaie celte"]. La tige en bois [Longueur: 105 mm] qui maintient les 2 valves en fer [33 x 40 mm] est légèrement tronconique. Noter l'entonnoir de coulée au haut des valves. Provenance: une vieille masure abandonnée à Escamps (Lot)



XLI / IV
Moule isolé bivalve en bois

Selon SCHEERS (GB p. 214), les empreintes observées sur certains exemplaires de potins britanniques sont dues d'après EVANS à l'emploi de moules en bois dont les fibres auraient laissé des traces sur les monnaies.. Cette opinion fut rejetée par THOMPSON selon lequel le bois aurait été calciné par la chaleur de l'alliage fondu durant la coulée. Selon THOMPSON, ce sont les potins modèles, les patrices, qui auraient été en bois et qui auraient laissé des traces au moment d'être pressé dans l'argile ou dans le sable. Hypothèse tout à fait plausible. Mais cela n'empêche qu'il a bel et bien existé des moules en bois pour couler des fusaïoles.



¤ EJW …..

Daleau – Un moule moderne à fusaïoles in Bull. Soc. Arch. de Bordeaux, t. 35, 1913, p. 134-139, pl. VII, fig. 1 à 5 alias

Chevillot & Moissat – Des fileuses, des fusaïoles en plomb et des pseudo-monnaies gauloises in Documents d'archéologie et d'Histoire Périgourdines, t. 9, 1994, p. 89-1054, fig. 5 alias

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002, fig. N°1914

Bois de châtaignier

Moule bivalve pour la coulée d'une fusaïole. Chaque valve: ca 50 x 30 x 11 mm. Noter au haut l'entonnoir de coulée. La cheville pointue avec cran d'arrêt: ca 116 mm de long. L'empreinte de la fusaïole fut taillée dans le bois au couteau. Ce moule en bois se carbonisant progressivement, il ne pouvait servir qu'à une production limitée.

Provenance Lieu-dit Monteil, commune de Calviac (Dordogne) où il était en usage jusqu'en 1906 AD.

Probablement conservé au Musée d'Aquitaine à Bordeaux.



XLI / V

Moules isolés bivalves en terre cuite



¤ EJW 000..

Göbl in ....Noricum, 1973, Taf.50, Abb.1
Terre cuite

Ca

Valve de Revers en terre cuite (avec canal de coulée) du moule bivalve du Magdalensberg (AUTRICHE, Carinthie) destiné à couler de fausses pièces d'argent des Norici Occidentaux ("West-Noriker") (cf. Chap. VIII). Peut-être présentement conservé au Musée de Klagenfurth, Carinthie.



¤ Moules bivalves en terre cuite destinés à la coulée de monnaies impériales romaines

Ca 200-360 AD

Extrait du site internet: http://www.sacra-moneta.com" onclick="window.open(this.href);return false;:

"Dans quelques pages très richement documentées parues dans son « Traité des monnaies romaines », (tome I, col. 954 et suiv.) BABELON…..parle d'abord des monnaies romaines coulées (et non frappées) dont la fabrication se multiplie à partir du règne de Septime Sévère. Il expose ensuite les nombreuses découvertes de moules en terre cuite qui ont été faites jusqu'à son époque (et on pourrait rajouter que de nouvelles découvertes d'ateliers monétaires romains clandestins ou semi officiels ont été faites récemment). BABELON présente la technique de fabrication de ces monnaies coulées, puis il pose la question des origines de ce type de monnayage : s'agit-il de monnaies officielles ou de fausses monnaies ? De son point de vue ces ateliers ont été voulus par l'Etat; mais le faux monnayage, en prenant pour modèle les mauvaises monnaies produites par l'Etat, s'est aussi multiplié. On sait que l'Empire Romain a failli disparaître vers 260 AD. Des réformes ont été entreprises [notamment par Aurélien (270-275 AD) et Dioclétien (284-305 AD)] mais la sévère législation du IV ème siècle semble montrer que le problème des faux monnayages ou des monnayages privés n'était toujours pas complètement résolu……

A partir de Septime Sévère (193-211 AD), dans la série romaine on peut dire que la plupart des pièces de bas billon sont coulées. Il semble comme le dit MOMMSEN, qu'au III ème siècle, par économie, l'usage de couler les monnaies de billon fut adopté dans une partie des ateliers provinciaux (note 2 : MOMMSEN - Monnaies romaines, tome III, pp. 14-15). Cette déplorable coutume persista d'une manière plus ou moins générale jusqu'à la restauration de la monnaie d'argent par Dioclétien (284-305 AD). Le champ des pièces produites par ce procédé est granulé, presque poreux, les types et les légendes sont empâtés, les bords portent des traces de bavures.
Par application du principe dont nous avons parlé, il devint dès lors facile et lucratif pour les faussaires de fabriquer des pièces analogues à celles de l'Etat. Dès les premières années du III ème siècle, une foule innombrable d' "insdustriels" se mirent à couler des pièces de bas aloi pareilles à celles de l'Etat, et c'est en vain que des lois furent édictées pour interdire ce monnayage privé, qui n'était ni plus ni moins mauvais que le monnayage officiel.
"A partir de l'époque de Septime Sévère (193-211 AD), dit MOMMSEN, nous voyons les lois interdire sévèrement les contrefaçons coulées de ces pièces de billon. Il n'est guère possible de constater la part que l'Etat et celle que des particuliers ont prise à la fabrication des monnaies coulées"".
Cette question des monnaies de billon coulées, au III me siècle, nous conduit tout naturellement à étudier les nombreux moules en terre cuite qu'on a découverts dans des localités diverses de la Gaule, sur les bords du Rhin, en Angleterre, en Suisse, en sse-Autriche et en Tunisie.
Le premier, LE POIS, dès 1579, attira l'attention sur une trouvaille, faite à Lyon, sur la colline de Fourvières, qui avait mis au jour des moules de monnaies de Septime Sévère (193-211 AD) et de quelques-uns de ses successeurs (cf. Antoine LE POIS – "Discours sur les médailles et gravures antiques", Paris, 1579, in-4°). Vers 1697, puis en 1706, on découvrit des moules du même genre et se rapportant à des monnaies de la même époque à Lingwell Gate, près Wakefield en Angleterre (Numismatic Journal, tome II, p.58 et 195; Numismatic Chronicle, tome I, p. 161; Archéologia, t. XIV, p.99). En 1704, le MéNESTRIER signala une nouvelle trouvaille de moules, faite à Lyon peu auparavant (cf. « Mémoires de Trévoux », 1704, juillet, p. 1213). Il y eut encore, par la suite, dans la même ville d'autres découvertes analogues qui provoquèrent la dissertation de MAHUDEL intitulée : « Observations sur l'usage de quelques moules antiques de monnaies romaines, découverts à Lyon » (Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, tome III, 1746, pp. 209 et 218). En 1764, HARSCHER signala des moules analogues qu'il venait de découvrir à Augst, près de Bâle, et les collectionneurs du XVIIIème siècle, comme le Comte de CAYLUS et MICHELET d'EENNERY s'empressèrent de placer dans leurs médailliers ces curieux monuments.
Dans le cours du XIX ème siècle, l'attention des chercheurs ayant été stimulée, on signala un très grand nombre de ces moules et il en existe des échantillons non seulement au Cabinet des Médailles, mais aux musées de Saint-Germain, de Rouen, de Nantes, de Boulogne, d'Orléans, de Bar, de Toul, de Cologne, de Bonn et d'autres villes de la France et de la région rhénane. La trouvaille la plus intéressante qui ait été faite, est celle de Damery (Marne)….. Enumérons encore, sans chercher à être complet: les trouvailles faites en Angleterre, en 1820 et 1830, près de Wakefield, et en 1869 ainsi qu'à Duston près de Northampton / la grande trouvaille de Bernard (Vendée) en 1859 / celle de Bordeaux faite en 1884 dans les ruines d'un atelier de potier (cf. LAFAYE in Bulletin de la Société des Antiquaires de France, 1899, p. 193 et 283) / celles, plus récentes, d'Autun et de la Coulonche.

Comme on a prétendu qu'il n'avait pas été fait de découverte de moules monétaires en terre cuite, en dehors de la Gaule et de la Grande-Bretagne, il n'est pas superflu de dire qu'ECKHEL en a signalé une en Basse Autriche, et qu'en 1899, des travaux de voirie à Sousse (Tunisie) ont mis au jour un lot de 34 moules du même genre ( cf. GAUKLER in Bulletin de la Société des Antiquaires de France, 1899, p. 368).
Fait important à signaler: l'examen détaillé des découvertes démontre que la plupart de ces moules de monnaies romaines, se rapportent à une période comprise entre Septime Sévère (193-211 AD) et Dioclétien (284-305 AD); le plus grand nombre sont de l'époque de Caracalla (211-217 AD) et d'Elagabale (218-222 AD). Exceptionnellement, quelques-uns reproduisent des pièces qui remontent jusqu'à Domitien (81-96 AD) et Trajan (98-117 AD); après Dioclétien (284-305 AD), jusqu'à Constance II (337-361 AD), on en rencontre encore, mais en petit nombre; puis ils disparaissent sans retour…..".



¤ Moule de Lyon

Terre cuite

Ca 200-360 AD

Le Cabinet des Médailles possède un curieux monument (cf. EJW ….. ) Il a été trouvé à Lyon vers 1704, et après avoir été signalé par le MENESTRIER, il est entré dans la collection du Comte de CAYLUS avec laquelle il a passé dans le Cabinet du Roi.

C'est un auget en terre cuite dont le fond est hémicylindrique; 8 disques en argile cuite y sont maintenus en place par une ligature en fil de fer et lutés avec de la terre, maintenant en poussière. CAYLUS raconte que voulant éprouver si ce petit appareil pouvait encore être utilisé, il y fit couler 7 monnaies, comme on a dû le faire dans l'Antiquité : il fabriqua ainsi des pièces aux effigies de Julia Domna (193-217 AD), de Géta (211-212 AD), de Caracalla (211-217 AD) et de Julia Maesa (218-226 AD).
Dans la trouvaille de Sousse, les rondelles en argile cuite étaient empilées dans un tube en bronze échancré sur toute sa longueur pour permettre la coulée du métal.



¤ EJW …..

Moule de Damery

Hiver – "Notice sur un atelier monétaire découvert à Damery (Marne) en 1830 in RN 1837, p. 171-180, pl. VI alias

Terre cuite

Ca 200-341 AD [HIVER fixe en effet la destruction par le feu de l'atelier de Damery à 341 AD]

Selon HIVER, "Pendant l'hiver de 1829 à 1830, des fouilles faites dans une portion fort petite de l'emplacement du parc de l'ancien château de Damery (Marne), bourg près d'Epernay, bâti sur les ruines de Bibé, première station sur la voie militaire de Reims à Beauvais, firent découvrir à une profondeur de quelques pieds, sous un amas de cendres, de charbons et de tuiles,les débris de vastes constructions rasées par un incendie, ayant servi notamment à des thermes et à un atelier monétaire. Dans des pièces qui se touchoient, on trouva en peu de temps plusieurs vases remplis de monnoies….. découverte dans une pièce voisine d'un atelier monétaire en pleine activité.

Là, sous un amas de cendres et de tuiles, on trouva tout à la fois des cisailles et des débris d'autres instruments en fer, propres à la fabrication des monnoies, et plusieurs groupes de moules en terre cuite renfermant encore les pièces qui y avoient été coulées, et le lingot formé par le métal surabondant…….

…(Ces moules) avoient été moulés sur les monnoies qu'ils étoient destinés à reproduire, en serrant les pièces modèles entre des disques d'argile pétrie d'un diamètre plus grand de manière à former rebords, et placés les uns au-dessus des autres, de façon qu'à l'exception du premier et du dernier [cf. fig. EJW …..: les disques d'argile N°1 et 13], ils reçussent sur chaque face l'empreinte de l'Avers et du Revers d'une pièce [cf. fig. EJW …..: les disques d'argile N°2 à 12].

Le creux et les empreintes obtenues par ce procédé aussi exact que facile, les disques servant de moules étoient entaillés pour que la matière en fusion put y pénétrer, puis durcis au feu, replacés les uns au-dessus des autres dans le sens des entailles, et da,s le même ordre que lors du moulage, et enfin lutés avec de la glaise, de façon à former un cylindre ou un rouleau…Mais une dernière opération …précédoit le coulage. Les rouleaux de moules étoient réunis par groupes de 3, et placés à côté les uns des autres, de façon que les entailles pratiquées pour l'introduction de la matière se trouvassent toutes dans le vide intérieur, lequel alors servoit d'entonnoir pour la verser.

Telle étoit la disposition matérielle des groupes de moules, découverts dans les ruines de Bibé; elle est reproduite avec la plus grande exactitude sur la planche VI"

EJW …..[Vue en perspective à gauche; coupe au centre]

"Le lingot qu'on y a dessiné (En 1837, "Ce lingot est dans le cabinet de M. HIVER") [cf. fig. EJW ….. le dessin de droite; cf. aussi EJW …..: coupe du lingot alias de l'entonnoir de coulée] est l'un de ceux formés par le métal surabondant dans le vide destiné à servir d'entonnoir. Les 3 lignes de 12 pointes chacune dont il est hérissé, correspondent aux entailles du pareil nombre de moules dont chaque rouleau étoit composé.

Ainsi chaque rouleau ou cylindre présentoit 12 moules formés par la réunion de 13 disques d'argile [cf. fig. EJW …..: les disques N° 1 à 13], dont 2 n'avoient d'empreinte que sur une face [cf. fig. EJW …..: les disques N° 1 et 13; cf. aussi la fig. EJW …..]; 3 de ces rouleaux [cf. EJW …..: 3 disques d'argile disposés en triangle] composoient un groupe de moules, et par conséquent on couloit à la fois 36 pièces….Il n'est pas douteux que ces moules….ne servissent plusieurs fois; il suffisoit d'un peu de soin pour en extraire les pièces sans briser les moules……

32 moules seulement ont été recueillis intacts dans les ruines de l'atelier monétaire de Bibé; c'est à peine la dixième partie du nombre total".

Certains de ces moules renfermait encore les moulages postumes aux Types de Caracalla (211-217 AD), de Philippe (244-249 AD) et de Postule (258-268 AD) qui y avaient été coulées. Dans l'atelier de Damery, on découvrit quelque 2000 pièces en argent réalisées grâce à des moules de ce Type!



¤ Pas de fig.

ABT p. 57, Note 3

Vers 1867, on recueillit au Châté de Boviolles (Meuse), l'un des ateliers producteurs de potins dits leuques des moules en terre cuite portant les Types des pièces au sanglier des Leuci. Mais on n'en a jamais publié de description précise et ils semblent présentement perdus. S'agissait-il de disques isolés ou au contraire de moules en chapelet (voir ci-dessous)?



XLI / VI

Moule "en arbre" bivalve en bronze



¤ EJW ……

Montelius - … Italie centrale…, Stockholm 1910, Sie B, p. 763 et pl. 159, fig. 20 a, b et c alias

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002, fig. N°1897

Bronze

Ca 900-500 BC?

Les 2 valves d'un moule "en arbre" (47 x 116 mm) destiné à couler 15anneaux d'environ 1 cm de diamètre.

Provenance: Vetta Marina, commune de Sirolo, province d'Ancône (ITALIE)

Conservée au Musée préhistorique de Rome



XLI / VII

Moules "en arbre" bivalves en pierre



¤ EJW …..

Gross – Les Protohelvètes…, Berlin 1883, p. 59, pl. XXX, N°6 alias

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002, fig. N°1899

Molasse alias grès molassique

Ca 880-850 BC?

Une des valves (136 x 285 mm) d'un moule bivalve. La face représentée servait à couler, de gauche à droite, 2 petits ciseaux, 2 couteaux et 27 anneaux d'environ 11 à 12 mm de diamètre. La face arrière non représentée servait à couler une grande hache à ailerons et à boucle de suspension.

Provenance: Palafite d'Auvernier (SUISSE)



¤ EJW …..

Daremberg & Saglio – Dict. des antiquités gr. et romaines, t. 2 (2ème partie), Paris 1896, p. 1246-1247, fig. 3186 alias

E. & J. WENDLING – Roues & rouelles à rayons, Châtel-Saint-Germain, 2003, 2ème partie: Chapitre 219, fig. 3822

Pierre

Ca

L'une des valves (Dimensions inconnues) d'un moule bivalve destiné à couler, à gauche, des jetons comportant une Fortune et, à droite, des boutons (?)

Particularité: on n'observe qu'une rigole centrale mais pas de rigoles latérales sans dote parce que ces dernières n'existaient que sur l'autre valve. Les 2 valves étaient assujetties par 2 chevilles insérées dans les 2 trous (en haut à gauche et en bas à droite).

Sans provenance connue. Au Louvre (en tout cas en 1896).



XLI / VIII

Moules "en arbre et en chapelet" bivalves en terre cuite



¤ Pas de fig.

Lane-Poole – Catalogue of Oriental Coins in the British Museum, X (Additions, 1890, p. 50, N°338 h alias

Sch GB p. 214, fig. 26

Les 2 valves d'un moule bivalve en terre cuite "en arbre" [conservé au Britisch Museum] destiné à couler des fulus marocains datés de 1261 selon l'Hégire (alias 1845 AD). Par "extrapolation", on a imaginé des reconstitutions de moules de ce genre.



¤ EJW …..

Rudd in List 81, 2005, page de couverture

Reconstitution d'un moule bivalve "en arbre" destiné à la coulée de potins de Type J-L des Cantii (LT 9538; cf. Chapitre XLII).



¤ EJW …..

Une reconstitution personnelle de moule bivalve "en arbre"

Reconstitution d'un moule destiné à la coulée de potins dits des Leuci, moule de 12 empreintes en 3 chapelets de 4 empreintes.



¤ EJW …..

Reconstitution personnelle du produit de la coulée avec tous ses tenons et le lingot dû au trop plein de métal dans l'entonnoir de coulée"

A l'aide de ce moule reconstitué, on obtenait à chaque coulée 12 potins:

# 3 potins [les 3 potins terminaux] avec une seule attaque

# 2 potins [le 1er du haut à gauche et le premier du haut à droite] avec 2 attaques selon 2 axes différents

# 7 potins avec 2 attaques dans le même axe



¤ EJW …..

Lambot & Delestrée in Bull. Soc. Archéol. champenoise; t. 85, 1992, p. 67 à 79

Un tel moule bivalve explique que si les 2 valves sont mal plaquées l'une contre l'autre au moment de la coulée, on obtienne des "Potins décalés".

Le très bel exemplaire reproduit est de Type BN 8128 B alias Sch Lyon 1030 provenant de "La Warde" à Acy-Romance (Ardennes).

La photo d'un très bel autre exemplaire décalé figure dans Burkhardt et alii (Keltische Münzen aus Basel, 1994, p. 56, fig. 71) et est présentement conservé au HMB (Mistorisches Museum Basel).



¤ EJW …..

Un potin dit des Leuci de Type BN 9044-9153 conservé dans la collection de la Cour d'Or (alias aux Musées de Metz)

Nous n'avons jamais vu qu'un seul potin décalé et, de surcroît "radié": de ce genre: ces "stries rayonnantes" sont la preuve de l'existence d'évents tels que nous les avons faits figurer sur les fig. EJW ….. et EJW …..



¤ EJW …..

Gallia 1983, p. 250-251

Une vingtaine de fragments de moules en terre cuite destinés à la coulée de potins de Type BN 7859-7860 fut trouvée, en pays suessione, à Senlis [Eglise Saint-Pierre] (Oise). Sur 2 fragments contigus, on voit 3 empreintes d'Avers. Il semble donc s'être agi d'un moule bivalve "en chapelet". Mais il est hélas impossible avec ces 2 fragments seuls

d'extrapoler la "disposition des grains du chapelet".



XLI / IX

Moules bivalves en sable alias Châssis en sable



¤ EJW …..

Burkhardt et alii – Keltische Münzen aus Basel, 1994, p. 61, fig. 76

Burkhardt – Quantitative Methoden zur keltischen Numismatik... Berne 1998, p. 58, fig. 58

Cette reconstitution de moule "en chapelet" bivalve en sable sans évents n'est, à lire les expériences de l'Abbé ROCHON et à voir les planches de l' Encyclopédie de DIDEROT & d'ALEMBERT qui suivent, qu'un reflet très imparfait de la technique réelle.

Même commentaire pour la "reconstitution améliorée ("Verbesserter Rekonstruktionsversuch") avec évents.



¤ EJW …..

Diderot & d'Alembert – L'Encyclopédie / Recueil de planches, 1751

Les ustensiles du "mouleur en sable"

Toutes les figures sont à l'échelle indiquée au bas de la planche c'est-à-dire 1 mm pour 14,8 mm sauf les figures 3, 4, 5, 7 et 9 qui sont à l'échelle 1 mm pour 24,4 mm.

Rappel: 1 pied français = 12 pouces français = 32,47339 cm

Fig. 1: Caisse à (alias au) sable sur pieds c'est-à-dire coffre en bois non couvert de 1,30 m (4 pieds) de long, 0,65 m (2 pieds) de large et 27,1 cm (10 pouces) de profondeur

Fig. 2: Un ais (= planche de bois) et un châssis de dessous en bois posés sur la caisse

Fig. 3: Caisse à sable (autre modèle)

Fig. 4: Pelle en bois à remuer le sable: A - la pelle / B - le manche

Fig. 5: Racloir métallique pour racler le sable au fond de la caisse à sable: A – le racloir / B – le manche

Fig. 6: Rouleau en bois pour "corroyer" le sable: Longueur 64,9 cm (2 pieds) / Diamètre: 5,4 cm (2 pouces)

Fig. 7: Petite batte en bois: A – la batte / B – le manche

Fig. 8: Petite batte (autre modèle)

Fig. 9: Grande batte en bois: A – la batte / B – le manche

Fig.10: Cogneux (= cylindre de bois): Longueur 10,8 à 13,5 cm (4 à 5 pouces) / Diamètre: 2,7 cm (1 pouce)

Fig.11: Racloir métallique pour dresser le sable à l'affleurement des châssis

Fig.12: Ais de mouleur alias planche à moule représenté en perspective

Fig.13: Le châssis (en bois) de dessous (en perspective) avec

- ses 3 trous (au milieu de la barre du haut et sur les 2 barres latérales) destinés à l'introduction des 3 chevilles en bois du contre-châssis

- le "jet du moule" (au milieu de la barre du bois)

Fig.14: Le contre-châssis du moule alias châssis de dessus (en perspective) avec ses 3 chevilles et le "jet du moule"

Dimensions d'un châssis ou d'un contre-châssis:

Longueur: 64,9 cm (2 pieds) / Largeur: 48,7 cm (1,5 pieds) / Profondeur: 2,7 cm (1 pouce)

Fig.15: "Tranche" métallique (sorte de couteau plat en fer

Fig.16: "Nouet" (= sac en toile ou linge noué d'une ficelle dans lequel on met quelque substance)

Fig.17: Maillet



¤ EJW …..

Diderot & d'Alembert – L'Encyclopédie / Recueil de planches, 1751

La technique du "mouleur en sable"

Toutes les figures sont à l'échelle indiquée au bas de la planche c'est-à-dire 1 mm pour 14,8 mm sauf les figures 1, 6, 7, 8 et 9 qui sont à l'échelle 1 mm pour 24,4 mm.

Rappel: 1 pied français = 12 pouces français = 32,47339 cm

Fig. 1: 2 modèles (Dans le cas de la figure de d'ALEMBERT, il s'agit de 2 lames parallélépipédiques en cuivre ou en bois destinées à la réalisation par coulée de 2 lames d'or destinées à être débitées en flansb destinés à la frappe de doubles louis)

Fig. 2: Le châssis de dessous (en plan) posé "tête en bas" sur un ais. En son intérieur, on a posé 5 modèles. Il reste à y poser les modèles de jets.

Fig. 3: Le châssis de dessous [avant retournement] (en plan) entièrement rempli de sable / une batte ayant servi à tasser le sable

Fig. 4: Le châssis de dessus (vue perspective) retourné a été coiffé du contre-châssis alias châssis de dessus. Ce dernier a été entièrement rempli de sable et arasé avec le racloir

Fig. 5: Le contre-châssis a été soulevé de manière à laisser apparaître le châssis de dessous (en plan) avec l'empreinte des modèles (lames et jets)

Fig. 6: 2 coins (pas monétaires évidemment) de bois

Fig. 7: Serre-châssis (alias "fort-châssis") en bois servant de presse

Fig. 8: 4 moules constitués par 4 châssis et 4 contre-châssis montés et serrés, après séchage, avec des coins dans 2 serres: A – l'ais terminal / B – les serres / C – les coins

Fig. 9: Presse en bois: A – le plateau d'en-bas / B – le plateau mobile / C – les vis / D – les écrous

Fig.10: Presse enserrant un ensemble de 4 moules (4 châssis et 4 contre-châssis) préalablement séchés



¤ Pas de fig.

L'Abbé Rochon - Aperçu présenté au Comité des monnoies de l'Assemblée Nationale, Des avantages qui peuvent résulter de la conversion du métal de cloches en monnoie moulée……, Paris, [1791], p. 17

L'Abbé Rochon – Compte-rendu des expériences qui ont été faites sur la monnoie coulée et moulée en métal de cloches, pour servir de suite à l'Aperçu qui précède, Paris, 1791, p. 10 à 14

L'Abbé Rochon – Essai sur les monnoies anciennes et modernes, Paris, 1792, p. 51 à 54

La technique détaillée du "mouleur en sable" de monnaies

Réalisation des châssis, nom donné par les "mouleurs en sable" tout à la fois au moule et au contre-moule: l'ensemble des 2 valves "moule + contre-moule" est appelé un double-châssis.

Le sable propre au moulage est un mélange de sable fin et d'une terre argileuse. Presque partout on peut s'en procurer de factice lorsqu'il ne s'en trouve pas de naturel. Il faut que le sable ait assez de consistance pour retenir la forme des modèles: celui qui n'aurait pas cette propriété, peut l'acquérir, en le faisant rôtir au feu et cette préparation lui donne toujours l'avantage de ne pas éprouver de retrait par l'effet de la chaleur.

Le sable étant de la qualité requise, on le corroie avec des rouleaux de bois dans de grandes caisses qui doivent avoir 195 cm (6 pieds) de long sur 65 cm (2 pieds) de large et la profondeur de 32 cm (1pied).

Corroyé et réduit en poudre fine, on le mêle toujours avec des sables qui ont déjà été employés. cette précaution est utile pour éviter l'effet du retrait d'un sable neuf qui a toujours, quelque parfait qu'il puisse être, un peu de mouvement.

Avant de s'en servir, le mouleur doit avoir préparé son modèle sur une couche de plâtre que l'on nomme couche matrice.

Pour former les couches matrices en plâtre, il faut poser un châssis de bois ou de fonte sur un marbre bien dressé; il faut ensuite disposer dans son intérieur et sur le même marbre, les pièces que l'on doit modeler. Toutes ces pièces doivent être liées les unes aux autres par des lames destinées à former ces rigoles de communication entre tous les moules qui sont renfermés et compris dans le même châssis. La meilleure disposition des rigoles qui aboutissent toutes au jet principal, ne s'acquiert que par l'expérience. Cette disposition exécutée avec soin, on verse dans l'intérieur du châssis une couche de plâtre très fin. Le retrait du plâtre fin étant considérable, cette couche ne doit avoir que l'épaisseur exactement nécessaire pour bien envelopper et recouvrir les pièces qui servent de modèles. On doit même, pour empêcher cet effet, verser une seconde couche d'un plâtre grossier, presque éteint et mêlé de sable, à l'instant où la première couche est prise. Cette seconde couche étant beaucoup plus épaisse que la première la consolide et "retient jusqu'à un certain point l'activité du plâtre fin qui la compose". On enduit encore d'huile siccative bouillante la surface de la couche matrice afin de donner au plâtre un grand degré de poli et de dureté.

En fait, il y a donc 2 couches qui supportent les matrices des monnaies et des jets. "Une seule couche de plâtre a prouvé combien ce procédé était expéditif; mais il en faut 2 pour obtenir le plus grand degré de célérité".

On doit observer que si le plâtre bien imbibé d'huile siccative n'était pas assez dur pour former les couches, on pourrait lui substituer une composition de souffre et de molybdène (en 1791, il s'agit de la molybdène alias plumbago, plombagine, mine de plomb, crayon noir: en fait du graphite; rien à voir donc avec le molybdène actuel) ou d'ardoise pulvérisé. Cette composition est très solide; elle n'est point poreuse, le sable ne s'y attache pas.

C'est sur ces 2 couches dans lesquelles les matrices des monnaies et les jets sont incrustés de manière que l'une représente le Revers de l'autre , que les ouvriers opèrent séparément le moulage de leur châssis.

Cette méthode réduit à un petit nombre de mouleurs intelligents l'opération du moulage parce qu'il ne faut presque plus d'adresse et d'habitude pour former un moule sur des couches dures ainsi disposées, surtout lorsqu'on substitue à la pression inégale des doigts, la pression toujours égale d'une presse à rouleur".

Le mouleur sèche d'abord la couche matrice avec du poussier de charbon enfermé dans un sac de toile afin d'absorber l'humidité qui pourrait y être attaché. Il dissipe ensuite avec un soufflet le superflu de ce poussier. On place enfin sur la couche matrice ainsi disposée un châssis de bois qu'on remplit d'une couche de sable corroyé, en pressant ce sable de toutes parts avec les doigts, de manière qu'il prenne bien exactement l'empreinte de son modèle. Cette première couche de sable ne doit pas être très épaisse; elle est ensuite recouverte d'un sable plus grossier et plus humide. On bat encore cette couche avec des maillets de bois puis avec des battes longues et larges qui, en parcourant avec célérité l'étendue de la couche, en lient les parties, les repoussent dans les rainures et en assurent la solidité. Ce qui excède la surface du châssis est enlevé avec un racloir. On lève alors le moule et on le saupoudre avec une terre glaise bien pulvérisée. Ce ponsif (car c'est le nom qu'on donne à ce poussier) s'introduit par sa finesse dans les pores du moule et en unit toutes les parties.

On reporte ensuite ce moule sur la couche matrice après l'avoir séchée en la saupoudrant de poussier de charbon et après l'avoir nettoyée avec le vent d'un soufflet (opération qui se renouvelle toutes les fois qu'on déplace le moule ou qu'on le replace). On bat de nouveau le moule. On le relève ensuite et on le saupoudre de poussier de charbon dont on dissipe l'excédent au moyen du vent d'un soufflet. C'est alors que le moule est achevé.

Pour former le contre-moule, on renverse la couche matrice sur le moule. Les pièces et les jets s'en détachent par leur pesanteur, tombent dans le moule et servent à former le contre-moule, lequel étant fini se renverse à son tour sur la couche matrice et ainsi de suite.

Le moule et le contre-moule étant finis, il suffit de les bien faire sécher. Dès lors pour opérer sans interruption, il faut se préparer une avance d'un moulage de 24 heures avant de commencer la fonte.

Cette avance faite, le moulage et la fonte peuvent marcher sans interruption.

On verse d'un seul jet la fonte avec sûreté et facilité dans plusieurs moules réunis par une presse. Il convient de les y poser entre 2 planches, l'une dessus et l'autre dessous le moule. On retiendra ces moules les uns sur les autres par une pression égale et convenable.

Chaque presse contient 5 double-châssis c'est-à-dire 5 moules pour 500 pièces. Ces presses sont disposées de la manière la plus commode au versement de la matière en fusion

Il est indispensable que les 2 châssis qui forment le moule, se superposent et s'appliquent avec précision, sans quoi Avers et Revers ne se correspondraient pas parfaitement.

Quant au nombre de châssis réalisables par un mouleur en une journée, ROCHON se contredit d'un article à l'autre; il affirme successivement:

# p. 17 du 1er article de ROCHON:

Un "bon mouleur" peut faire par jour 24 moules , chacun de 100 pièces de monnaie. Ainsi il fera sans peine 2400 pièces dans la journée.

Soit 2400 pièces en moyenne par homme et par journée de 12 heures (durée de la journée de travail en 1791!!).

# p. 14 du 2ème article de ROCHON:

Un "habile mouleur" fait un moule de 100 pièces, composé de la réunion de 2 châssis, en 15 minutes de temps, soit 48 moules en 12 heures. Ainsi, 2 mouleurs se relevant alternativement et pouvant, par là, travailler 24 heures sans interruption, feront 96 moules c'est-à-dire 9600 pièces.

Soit 4800 pièces en moyenne par homme et par journée de 12 heures.

Le gouvernement de l'époque souhaitait faire fabriquer par semaine, pour la France entière, pour 40000 livres de monnaie moulée soit 400000 pièces de 2 sols de 24 deniers tournois. 14 à 28 mouleurs seulement suffisaient donc à satisfaire cette production massive!.

En 15 minutes, 49 kg (101 livres) de métal de cloche sont en fusion dans les creusets.

On peut remplir les 5 moules (d'une presse) d'un seul jet et si chaque moule renferme 100 pièces, l'on obtiendra 500 pièces d'un seul jet..

Avec 2 fourneaux de fusion bien chauffés, animés par le vent d'un soufflet, on remplit, en moins de 15 minutes, 25 double-châssis soit, à la clé, 2500 pièces!

Pour ce qui est du temps mis à remplir les double-châssis, ROCHON se contredit à quelques lignes d'intervalle:

# p. 12 du 2ème article de ROCHON

25 double-châssis en moins de 15 minutes soit un double-châssis en moins de 0,6 minutes

# Note de la p. 10 du 2ème article de ROCHON:

2 double-châssis en 5 minutes soit 1 double-châssis en 2,5 minutes

# p. 54 du 3ème article de ROCHON:

"chaque fonte pas plus de 30 minutes": soit, en admettant que chaque fonte corresponde aux 5 double-châssis d'une presse, 1 double-châssis en moins de 6 minutes

On observe que par ce procédé, les pièces viennent dans toute leur étendue et n'éprouvent point de retrait sur elles-mêmes ainsi qu'il arrive dans les moules ordinaires. On note que les pièces présentent peu de "rebarbe". On note également l'extrême facilité avec laquelle on les sépare des jets.

Au cours de la fonte, le déchet en métal se monte à ca 5 %.

Le rebut est de moins de 6 pièces sur cent: ces rebuts sont exclusivement dus à la presse qui n'exerce pas une pression bien égale et bien uniforme sur la totalité des châssis.

Rappel à titre comparatif: ROCHON signale

# p. 5 de son 1er article:

un balancier "bien monté" peut frapper par jour (sans doute de 12 heures) jusqu'à 15000 pièces

# p. 109 de son 3ème article:

un balancier "gouverné" par 12 hommes, frappe par jour 1600 marcs de pièces de "2 sols au faisceau" ( alias de 24 deniers de 10 pièces au marc) soit 16000 pièces:

soit 1333 pièces en moyenne par homme (travaillant nécessairement avec 11 autres) et par journée de 12 heures.

Ainsi, avec des cadences de 2400 à 4800 pièces par homme (travaillant seul) et par jour, le coulage l'emporte sans conteste sur la frappe. De plus le coulage ne nécessite l'embauche d'aucun graveur et évite la réalisation délicate de coins. Les modèles servant à la réalisation des moules que les numismates germanophones appellent des "patrices", peuvent être réemployés à l'infini.

C'est certainement ces avantages qui expliquent le recours par les Gaulois à la coulée pour faire leurs potins. On rappellera à ce sujet un passage de BLANCHET (ABT p.56): "....dans les moments où ils disposaient de peu de temps, les Gaulois furent amenés tout naturellement à couler immédiatement les monnaies et à supprimer ainsi les coins dont la gravure exigeait de l'habileté et du temps".



XLI / X

Divers

Varia



# Estimation du "nombre de potins par chapelet"

Combien de potins étaient fabriqués par fonte de métal?

Comme l'a montré THIRION (RBN 108, 1962 AD, p.77) pour les potins dits "au rameau", la présence sur un certain nombre de potins de deux jets ou tenons de coulée, placés à 180° l'un de l'autre, indique que la fonte était effectuée dans des moules à alvéoles communicants, placés dans le prolongement les uns des autres.

THIRION propose une méthode statistique pour évaluer le nombre d'alvéoles que pouvait compter un chapelet et

ainsi parvenir à estimer le nombre de pièces fabriquées

par fonte de métal.

Il s'agit simplement de relever le nombre de tenons par potin et à partir du rapport statistique obtenu de calculer le nombre possible d'alvéoles par chapelet.

Admettons que nous soyons en présence de pièces coulées à l'aide d'un moule comportant un seul chapelet longiligne.

A titre d'exemple (cf. Gallia 52, 1995 AD, p. 22-23) , l'examen par GEISER & BARRANDON des tenons de coulée d'environ 150 potins dits "à la grosse tête" montre que cet échantillon contient

¤ 15% d'individus présentant 2 tenons placés à 180° l'un de l'autre c'est-à-dire diamétralement opposés

¤ 85% d'individus ne présentant qu'un seul tenon de coulée

Le chapelet longiligne comportait donc environ [85 / 15] + 1 c'est-à-dire environ 6 à 7 alvéoles. Chaque fonte conduisait donc à autant de potins.

Cette hypothèse n'exclut toutefois pas la possibilité de plusieurs chapelets reliés entre eux sous forme d'arbre.



# Potins "à double lecture"

Potinmünzen, die auf 2 verschiedene Weisen "gelesen" werden können

Cast coins legible in 2 different ways



¤ EJW …..

Double Tournois II / 2652 et Double Tournois II / 2652 var.

Sur certains exemplaires, il semble que

l'Avers seul (Double Tournois II / 2652 var. trouvé dans les Bouches-du-Rhône) ou

le Revers seul ou, conjointement,

l'Avers et le Revers

soient "à double lecture"



# Potins-modèles utilisés pour la confection des moules et appelés "Patrices" par les numismates germanophones

Patrizen

Punches



¤ EJW …..

Burkhardt – Quantitative Methoden zur keltischen Numismatik, Berne, 1998, p. 57-58, fig. 57

La figure représente un potin à la grosse tête dit des Sequani dont l'Avers comporte un globule (indiqué par la flèche) : selon BURKHARDT, une "Potinmünze mit Patrizenfehler", un "potin à faute de patrice" c'est-à-dire un potin sorti d'un moule dont la patrice ayant servi pour faire l'empreinte de l'Avers comportait un défaut: ce globule.

BURKHARDT a relevé différentes "fautes de patrice"



# "Entonnoir de coulée"



¤ EJW …..

Burkhardt – Quantitative Methoden zur keltischen Numismatik, Berne, 1998, p. 58, fig. 55

Lingot en alliage potin dont la forme prouve à l'évidence l'utilisation de moules bivalves muni d'un entonnoir de coulée.

Seul exemplaire recensé

Provenance:

ALLEMAGNE 1

Bade-Wurttemberg 1

Freiburg-im-Breisgau 1 (trouvé en 1992 à la Wallburg Kegelriss, également appelée Bug Ehrenstetten, un site à 2600 m d'altitude au Sud-Est d'Ehrenstetten , un quartier de la commune d'Ehrenkirchen)



# Potins siamois



¤ EJW …..

2 potins de Type BN 7417 qu'on a oublier de séparer à leur sortie du moule. Seul exemplaire recensé



# Pennons de coulée alias jets de coulée alias attaques



¤ EJW …..

Rudd, List 81, 2005, p. 9-10, N°18

Potin de Type Turnham (Kent)



¤ Forrer in KN t. 1, fig. 46, 52 et 53

Potins dits de Leuci



# Ratés de coulée (quelquefois avec pennons) / Missratene Potinmünzen / Cast failures



¤ EJW …..

Jacquier, Katalog 25, Herbst 2000, N°30

Raté de coulée de potin de Type LT 8124 pesant 3,38 g et consiféré à tort par JACQUIER comme un ½ potin en raison de son trop petit diamètre (15 mm au lieu de 21 mm



¤ EJW …..

En trait plein un potin du même Type que le précédent également raté de coulée. En pointillés, restitution du potin complet



¤ EJW …..

Potins de Type BN 6219-6235 alias Double Tournois II / 2621-2628 tous trouvés en Eure-et-Loir sans doute à l'emplacement d'un atelier

Trous dans les flans (représentés en gris sur nos figures)



¤ EJW …..

Ratés de coulée provenant du même atelier en Eure-et-Loir

Ce sont des ratés de coulée munis d'un pennon



¤ EJW …..

Forrer in KN t. 1, fig. 54

Potin dit des Leuci avec un flan d'épaisseur irrégulière dû à un défaut de coulée



¤ EJW …..

Gallia 1979, p. 305

Potin de Type 7868-7872

Raté de coulée avec pennon trouvé dans l'atelier même: l'Oppidum sis au lieu-dit Les Grandes Grèves à Villeneuve-Saint-Germain (Aisne)



# Débordement du métal dans le plan médian du potin: anomalie due à une étanchéité imparfaite des 2 valves du moule



¤ EJW …..

Forrer in KN t. 1, fig. 48

Potin dit des Leuci



¤ EJW …..

Monnaies gauloises découvertes en fouille in Dossier de protohistoire N°1, Ed. Errance, 1987, p. 58

Potin de Type BN 8128 B au Revers à l'équidé



# Mauvais appariement des 2 valves du moule

Fehlerhafte Schalenkoppelung

Wrong pairing of the 2 valves of the mould



¤ EJW …..

Nash 598 alias

"Potin-mule" formé par appariement des Revers de 2 Types différents de potins

Avers de Nash 598:

Revers de potin "au svastika" de Type "BN 6284-6294"

/ Revers de Nash 598:

Revers normal de potin "au long cou" de Type "BMC (ALLEN) 373"

Provenance: selon NASH

FRANCE 1

Centre 1
Cher 1 (Châteaumeillant)



¤ Van Arsdell 1414 – 1

Appariement de 2 valves d'Avers



¤ EJW …..

Ms. Barthélemy t. 5 f°46

Appariement de 2 valves de Revers / Seul exemplaire recensé

Poids: 4,72 g / Provenance: Vendeuil-Caply (Oise)



¤ Potins unifaces / Potins "coulés avec une seule valve"



¤ EJW …..

Auktion 87, Giessener Münzhandlung, Dieter Gorny, München, 2/3/1998, N°8

Potin dit des Leuci pesant 4,45 g coulé à l'aide d'une valve d'Avers normale et d'une "valve de Revers" plane rayée (GORNY parle à tort de rayures dues à une lime (Feilspuren)



¤ EJW …..

Van Arsdell 112-1

Potin dit des Cantii pesant 1,70 g coulé à l'aide d'une valve d'Avers normale et d'une "valve de Revers" portant des stries.

Il s'agit de stries fines formant un angle de 90 degrés les unes avec les autres. On a d'abord pensé que ces stries provenaient de l'emploi de papyrus (on ne dit pas comment il aurait été utilisé!) mais il a été prouvé que le motif de ces stries ne correspondait pas à du papyrus.

On estime à présent que ce motif est dû à l'utilisation de tissus: ce tissus était certainement utilisé en lieu et place du plâtre préconisé par ROCHON (cf. ci-devant)

Van ARSDELL rajoute une remarque curieuse: ces stries peuvent apparaître à l'Avers et au Revers du potin mais sont normalement plus prononcées sur l'une des 2 faces '("The striations may appear on both sides but are normally more prononced on one side"). Nous ne voyons aucune explication!



¤ EJW …..

Trouvé en prospection

Potin de Type LT 7417 var pesant 3,64 g coulé à l'aide d'une "valve d'Avers" plane rayée et d'une valve de Revers normale



# Potin incus



¤ EJW …..

Le Clert pl. III / 241

Potin dit des Lingones de Type LT 8329 alias Double Tournois III / 3261

Avers:

le Revers usuel incus (c'est-à-dire le Revers non inversé mais en négatif)

Revers:

le Revers usuel (donc non incus)

Nous n'avons pas la moindre idée comment put prendre naissance cet avatar!



# Potins cassés en 2 pour circuler

In 2 gebrochene Potinmünzen, die Kurs hatten

Cast coins broken in 2 being current



¤ EJW …..

Forrer in Antiqua 1890, pl. XX / 149 & 150 et 1891, pl. XI / 330

Potins dits des Leuci cassés en 2



¤ Pas de fig.

BMCC (Allen) 373-378

Il se trouve des potins dits au long coyu cassés en deux



¤ EJW …..

Potin de Type Bn 7862 coupé en 2



# Potins marqués à coups de burin (Potins votifs?)

Durch Meisselhiebe verhunzte Potinmünzen

With chisel defaced cast coins



¤ EJW …..

SENA N°148, 2001, p. 21-22, fig. 2

Potins dits à la tête diabolique usuellement attribués aux Turones avec 2 coups de burin en croix sur la joue



¤ EJW …..

Double Tournois III / 3093

2 coups de burin parallèles sur la joue



# Potins en verre



¤ EJW …..

Hermand in RBN [Revue Belge de Numismatique] 4ème Sie, t. 2, 1864, p. 107 & 166, pl. XVII / 95 alias

ABT p. 44, Note 5

Verre

Ca ?

Avers lisse

/ Cheval galopant à gauche; au-dessus, un croissant et un "segment de rouelle". Bizarrement, ce "segment de rouelle" ne se voit pas sur le dessin publié par HERMAND

Poids inconnu / Diamètre: 15-16 mm

Provenance: selon HERMAND

FRANCE 1

Nord-Pas-de-Calais 1

Pas-de-Calais 1 (Fresnicourt)

Cette pièce en verre fut découverte en 1851 associée à 2 Bronzes atrébates.

Cf. aussi DANCOISNE - "A-t-il existé des monnaies en verre chez les Gaulois, spécialement chez les Gallo-Belges" in Congrès scient. de France, 20ème Sie, Arras, 1853, t. II, p. 374-377. BLANCHET se montre sceptique: "Quant à l'existence d'une monnaie de verre chez les Gaulois, conclut-il, elle reposerait sur une découverte trop imparfaitement connue pour que je puisse faire fonds de ce qui a été publié à ce sujet".



# Potins faux

Le moulage étant chose très facile de nos jours [par exemple par la "Méthode de la cire perdue", il se vend de très nombreux faux potins sur internet!

Ci-après, un faux de fabrication ancienne:



¤ EJW …..

Pièce coulée pesant 8,48 g en forme de lentilles biconvexe: épaiiseur au centre de la pièce 4,5 mm, épaisseur en périphér.

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 18:02
par sonic88
Hello !
Mais c'est mon coin en photos !!!!

J'ai reçu à ce jour la fabuleuse revue "Cahier Numismatique" de Mr Louis-Pol Delestree, il y a le coin monetaire dedans avec son histoire ... Pour plus d'info c'est dans le Cahier Numismatique de Mars 2011.

D'ailleur pour info le coin est composer principalement de Bronze.

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 18:53
par Divico
:ghee: :ghee: :ghee: joliiiiiiiiiii :super: :super: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur:

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 19:06
par jperdo
annibal 60 a écrit :donc ma premiére impression était la bonne :modo:.... jperdo tes dedans il te reste plus cas metre le tampax prehistorique n oublie pas la vasline sa passe mieu ;-) :siffle: :hello:
Euh... c'est celui qui dit qui y est ? Image

Et évite de noyer ta maladresse sous 13 pages de copier/coller , t'est démasqué :hehe: Image

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 19:19
par annibal 60
jperdo a écrit :
annibal 60 a écrit :donc ma premiére impression était la bonne :modo:.... jperdo tes dedans il te reste plus cas metre le tampax prehistorique n oublie pas la vasline sa passe mieu ;-) :siffle: :hello:
Euh... c'est celui qui dit qui y est ? Image

Et évite de noyer ta maladresse sous 13 pages de copier/coller , t'est démasqué :hehe: Image
:mdr1: :mdr1: :mdr1: :mdr1: :mdr1: :hello:

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 19:29
par fuzzaiolo
Potin au bandeau lisse et au taureau aux annelets pointés,
Patat 5.2 A

-> le classique proto-séquane, avec annelet pointé au dessus de la queue et devant l'avant train.
:super:

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 20:40
par Romulus41
NARFOUILLE58 a écrit :salut
les potins et les bronze etait couler
Sans relancer le débat ::d

Certains bronzes étaient coulés mais la majeure partie était frappée ... donc avec un coin :cote:

Joli potin soit dit en passant :super:

Re: Potin ??

MessagePublié :13 avr. 2011, 23:33
par NARFOUILLE58
salut
ya de tout alors couler frapper bronze potin mais les deniers et surtout statere cest bien avec le meme coins de notre amis???donc frapper ya des stateres coulees? aussi 8/
narf

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 06:59
par fuzzaiolo
potins = monnaies coulées.
bronzes = monnaies frappés, parfois sur des ébauches coulées en chapelets, mais frappées.

ps : il existe des romaines coulées.
:mdr3:

NARFOUILLE58 a écrit :salut
ya de tout alors couler frapper bronze potin mais les deniers et surtout statere cest bien avec le meme coins de notre amis???donc frapper ya des stateres coulees? aussi 8/
narf

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 09:59
par annibal 60
fuzzaiolo a écrit :potins = monnaies coulées.
bronzes = monnaies frappés, parfois sur des ébauches coulées en chapelets, mais frappées.

ps : il existe des romaines coulées.
:mdr3:

NARFOUILLE58 a écrit :salut
ya de tout alors couler frapper bronze potin mais les deniers et surtout statere cest bien avec le meme coins de notre amis???donc frapper ya des stateres coulees? aussi 8/
narf
merci. :hello: .. fuzzaiolo...de me soutenir. :super: ......pour les autres :P :mdr1: :mdr1: :mdr1:

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 10:01
par annibal 60
annibal 60 a écrit :
Theophilus a écrit :
annibal 60 a écrit :
Theophilus a écrit :
annibal 60 a écrit : donc ma premiére impression était la bonne :modo:.... jperdo tes dedans il te reste plus cas metre le tampax prehistorique n oublie pas la vasline sa passe mieu ;-) :siffle: :hello:
Non c'est plutôt toi ;) Relis bien
les bronze etait couler ....sauf les monais d argent et d or relis bien il vas bien te le prété :mdr1:
Tu dis que les gaulois n'utilisaient pas de coin ce qui est faux comme le précise jperdo non ?



la matrice il a raison et pour la couler j ai raison en vas dire que tous les deux en a raison ....


voici des infos la dessus.
...


Le mot "Potin" a 2 sens dans la numismatique celtique actuelle: il désigne tout à la fois une monnaie celtique coulée et l'alliage qui servit à la coulée.

Il s'agit de pièces d'un "physique peu avantageux".

Sur les pièces coulées, le type est toujours intégralement reproduit, étant donné qu'en raison de la technique utilisée , aucune excentration n'est possible (ce n'est pas tout à fait exact, puisque l'on rencontre de rares potins excentrés!), contrairement à ce que l'on observe fréquemment pour les pièces frappées. Pour la même raison, on ne trouve évidemment jamais d'éclatements marginaux.

En 1762 AD, de CAYLUS fit analyser des potins par QUEVANNE, essayeur général des Monnaies de France. QUEVANNE fondit ensemble un nombre inconnu de "potins au personnage accroupi, au bucrane, au guerrier tenant un torque et une lance, des potins au sanglier des Leuci, des potins des Senones et des Carnutes", en somme tous les Types de potins que de CAYLUS publia par la suite dans son Recueil d'Antiq., t. VI, 1764 AD, p. 331.

En utilisant une méthode d'analyse "par voie ignée" (coupellation) alors d'un usage courant dans les Monnaies du Royaume, QUEVANNE parvint à la composition suivante:

Cu "6 parties" c'est-à-dire 67%

Sn "1 partie" c'est-à-dire 11%

Pb "2 parties" c'est-à-dire 22%

Les analyses postérieures n'ont conduit que très exceptionnellement à une teneur [irrégulière certes d'un Type de potin à l'autre] si élevée en plomb!

Cette observation prouve que la "voie ignée" était inadaptée pour réaliser ce genre d'analyse chimique. Cette "voie ignée" fut universellement utilisée dans toutes les Monnaies du Royaume pour déterminer les titres en or et en argent des monnaies jusqu'à ce que GAY-LUSSAC mit au point la "voie humide" qui prouva dans les années 1800 / 1805 AD, que toutes les monnaies royales étaient sous-titrées et que la "voie ignée" était à proscrire totalement.

En quoi consiste la "voie humide"? Comme la "voie ignée", la "voie humide" est une méthode destructive consistant à dissoudre la monnaie dans un acide approprié puis à faire l'analyse chimique de la solution par un procédé purement chimique.

DéCHELETTE, en 1899 AD (RN 1899 AD, p. 169-172 & ABT p.43) fit procéder à des analyse de bronzes frappés (LT 5086 et 5093) et de potins coulés (LT 2935, 4628, 5253, 5368 et 5401) provenant du Mont Beuvray (Nièvre). Les résultats obtenus sont fiables parce qu'ils donnent une idée exacte des teneurs moyennes en métaux des monnaies "dans leur globalité":

La monnaie, frappée ou coulée consiste en une "âme" de la pièce recouverte d'une patine superficielle et d'une corrosion superficielle.

Patine et corrosion étant négligeables devant l' "âme", les résultats d'analyse se trouvent très peu faussés.

Les résultats de ces analyses eurent de quoi surprendre DéCHELETTE:

# Bronzes frappés:

Cu 75 – 82% / Sn 18 – 26%

# Potins coulés:

Cu 68 – 83% / Sn 17 – 32% correspondant à des températures de fusion de ca 925 à 750° Celsius

Rappel:

Bronzes de fonderie usuels actuels: Sn 4-13 %

Bronzes de cloche: Sn 20-25 %, donc un alliage de même teneur en Sn que les potins.

En somme, l'alliage utilisé pour les bronzes frappés et les potins coulés était quasiment le même!

On pourrait donc tout aussi bien parler

# non de potins coulés mais de bronzes coulés

# non de bronzes frappés mais de potins frappés!

Par ailleurs, ces analyses révèlent des écarts notoires entre les teneurs extrêmes.

DéCHELETTE conclut: "Pour rechercher dans quelle mesure ces variations peuvent être fortuites ou au contraire intentionnelles, il est évident que l'on devrait , au préalable, multiplier les essais et analyser un nombre notable d'exemplaires de chaque Type" de potins. L'idée était bonne mais la manière dont elle fut appliquée, déplorable. Selon DéCHELETTE, "il semble que (tant pour les bronzes frappés que pour les potins coulés) le rapport simple de 4 parties de cuivre et d'une partie d'étain ait été l'objectif des monnayeurs" c'est-à-dire

# Cu 80% / Sn 20% (Température de fusion: 890° Celsius)

Rappel: Cu 1084° Celsius / Sn 232° Celsius

Rappelons, à titre comparatif, que la composition la plus ordinaire du bronze non monétaire correspond à

¤ Cu 90% / Sn 10% (Température de fusion: 1005° Celsius)

Pour passer du bronze non monétaire à du bronze monétaire alias du potin monétaire, on a, en gros, augmenté la teneur en étain de 10 à 20%.

QUEVANNE conclut: "Ces métaux étain & plomb (Sn & Pb) joints au cuivre, en détruisent la ductilité, ce qui fait que les potins n'ont pu être fabriqués que par le moule".

DéCHELETTE conclut: "L'addition d'étain a pour effet d'augmenter la dureté de l'alliage et de faciliter sa fusion".

En augmentant la teneur en étain, l'alliage devient donc plus fusible c'est-à-dire plus approprié à la fabrication de potins coulés mais, à l'évidence, moins approprié à la fabrication de bronzes frappés puisque ductilité et dureté augmentent.

Entre 1899 et ca 1985 AD, on ne procéda quasiment à aucune analyse de potins.

Durant ce laps de temps, les "vieux chimistes" qui savaient "manier la voie humide", disparurent avec le déclin de la Chimie alors appelée "Chimie Minérale" et à présent "Chimie Inorganique".

A partir de ca 1985 AD, la "voie humide" [analyses de solutions par voie purement chimique], ne furent plus "tendance" (comme l'ont dit si joliment de nos jours)!

Le "must" depuis ca 1985 AD est une méthode nucléaire non destructive [cf. BEAUCHESNE & BARRANDON – Méthode d'analyse globale et non destructive du Cu et de ses alliages par activation avec des neutrons rapides de cyclotron in Revue d'Archéométrie, 10, 1986 AD, p.75-85].

Elle fut utilisée par exemple par GEISER & BARRANDON [cf. Gallia 52, 1995 AD, p.23-26] pour l'analyse de potins dits "à la grosse tête": "cette méthode permet une analyse globale (?) et non destructive; par simple spectrométrie, ce sont 10 éléments (Cu, Sn, Pb, Sb, As, Ni, Fe, Ag, Au, Zn) qui sont ainsi dosés jusqu'à l'échelle du ppm. Les résultats obtenus, aux dires de GEISER & BARRANDON, "montrent la pertinence de la méthode....: en effet, des pièces de même Type mais de provenances différentes, donc de modes de conservation très différents, donnent des résultats identiques". GEISER & BARRANDON laissent donc entendre que "patine & corrosion superficielles" auraient pu fausser les analyses. A notre connaissance, l'analyse d'une pièce par cette méthode se fait en un point précis de l'Avers ou du Revers et sur une épaisseur de quelques microns seulement. C'est donc principalement les "patine & corrosion superficielles" qui sont analysés au détriment de l' "âme" de la pièce. Avers et Revers d'une seule et même pièce peuvent donc conduire à des analyses différentes.

On comprend dès lors pourquoi BURKHARDT, STERN & HELMIG (Keltische Münzen aus Basel / Numismatische und metallanalytische Untersuchungen, Basel 1994 AD, p.127-139 & p.211-225) en publiant les analyses des très nombreuses monnaies celtiques du Musée Historique de Bâle (HMB = Historisches Museum Basel) proposent le plus sérieusement du monde (cela semble un canular de prime abord!) des analyses différentes pour les Avers et Revers d'une même pièce....non seulement différentes mais très souvent aussi divergentes! Ainsi la (même) pièce N° 335 de la p. 215 a un titre en Cu de 68% à l'Avers et de 42% au Revers! Un écart de 26%....rien que cela!

En somme, cette méthode nucléaire est valable pour les alliages modernes homogènes, ni patinés ni corrodés, mais elle est aussi inadaptée pour analyser les pièces anciennes inhomogènes, patinées et corrodées, que ne l'est le double décimètre pour mesurer de manière rigoureuse la distance entre Metz et Strasbourg!

Au Chapitre XLII, nous donnons les analyses proposées pour les divers Types de potins si elles sont connues: force est de constater qu'il y règne une certaine cacophonie....peut-être due à l'utilisation de cette méthode, moderne certes mais inadaptée.

Selon GRUEL (La monnaie chez les Gaulois, 1989 AD, p. 148),

"l'étude métallographique de quelques potins de Villeneuve-Saint-Germain (Aisne) montre des variations sensibles dans la structure des alliages selon les températures de coulée: pour certaines séries plus soignées, les métallurgistes ont obtenu par refroidissement lent, probablement dans les moules mêmes, des pièces aux structures très homogènes et de couleur argent".
FORRER, quant à lui, a vérifié que, tout au moins pour les monnaies des Leuci, les potins à couleur argent contenaient une certaine proportion d'antimoine (Sb = stibium) "en relation" avec les mines d'argent antimonifères de Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin).


XLI / II

Moules isolés bivalves en pierres diverses

Des moules bivalves en pierres diverses [ardoise, caillou fruste, calcaire, calcaire sub-lithographique, grès, molasse alias grès molassique, pierre calcaire, pierre de grain très fin, pierre de grès noir, pierre ollaire, pierre schisteuse, pierre tendre, rognon de pierre dure, schiste ardoisier relativement tendre, schiste bitumineux, schiste de Nozay (Loire-Atlantique) , schiste briovérien, schiste très compact, serpentine, stéatite (Speckstein)] destinés à la fabrication de petits objets monétiformes, entre autres des

# rouelles [si souvent assimilées à tort à des "pré-monnaies" celtes]. Nous avons recensé et dessiné ces moules à rouelles qui furent en usage de ca 1850 BC (avant J-C) à ca 1900 AD (après J-C), dans nos 2 CD intitulés:

E. & J. WENDLING – Roues & rouelles à rayons, 1ère partie: fig. 0001 à 2459 et 2ème partie: fig. 2460 à 4725, Châtel-Saint-Germain, 2003 (Voir Chapitre 219, fig. 3653, 3656 à 3661, 3667 à 3672, 3674, 3675, 3822, 3825, 3826, 3828 à 3830).

# fusaïoles [si souvent assimilées à tort à des "pré-monnaies" celtes]. Nous avons recensé et dessiné ces moules à fusaïoles qui furent en usage en ca 1800-1900 AD, dans notre CD intitulé:

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002 (Voir Chapitre 72, fig. 1907 à 1913, 1916 à 1920, 1922, 1923, 1926 & 1927)

Signalons un passage de Pline l'Ancien (Histoire Naturelle, Lib. XXXIV, cap. 8 [ca 23-79 AD]): "Quantum ea res differentiae afferat, in Gallia maxime sentitur, ubi inter lapides candefactos funditur". Il prouve qu'en Gaule, le métal fondu était versé dans le moule en pierre préalablement chauffé.



¤ EJW …..

Parenteau – Notice sur un atelier de fondeur gallo-romain du 1er siècle après J-C, découvert à Rezé (Loire-Atlantique in Mémoires présentés au Congrès archéologique de France, 1864, p. 253-258 alias

Parenteau- Inventaire archéologique du Musée de Nantes, 1878, pl. 13 / 8 alias

E. & J. WENDLING – Roues & rouelles à rayons, Châtel-Saint-Germain, 2003, 2ème partie: Chapitre 219, fig. 3672

Schiste très compact

Ca 1-100 AD

L'une des valves [60 x 50 mm] d'un moule bivalve destiné à la coulée de 5 rouelles à 4 rais de 11 mm de diamètre. Noter l'entonnoir de coulée au haut des valves.

Provenance: un atelier de fondeur gallo-romain à Rezé (Loire-Attlantique)

Conservée au Musée Dobrée à Nantes (Inv. N°56.6068)



¤ EJW …..

Lee – Isca Silurum, or an illustrated catalogue of the Museum of Antiquities at Caerleon, London1862, p. 71, 72 & 107, pl. XXXVII, fig. 3 alias

Gaidoz in Rev. arch. 1884, t. 2, p. 13 et 1885, t. 2, p. 186 alias

E. & J. WENDLING – Roues & rouelles à rayons, Châtel-Saint-Germain, 2003, 2ème partie: Chapitre 219, fig. 3674

Pierre

Ca 1-100 AD

L'une des valves [71,4 x 63,5 x 14,3 mm] d'un moule bivalve destiné à la coulée de 2 rouelles à 8 rais et d'une rouelle à 11 rais de 21 à 23 mm de diamètre. Noter l'entonnoir de coulée au haut des valves.

Provenance: fouilles d'une villa d'Isca Silurum, à présent Caerleon (Wales County of Monmouth)

Conservée, non plus au Musée de Caerleon mais, en 1996, au National Museum of Wales [= Pays de Galles], Cardiff (Inv. N°31.78)



¤ EJW …..

Chevillot & Moissat – Des fileuses, des fusaïoles en plomb et des pseudo-monnaies gauloises in Documents d'archéologie et d'Histoire Périgourdines, t. 9, 1994, p. 89-104, fig. 6 / 2 alias

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002, fig. N°1923

Calcaire sub-lithographique

Ca 1800-1900 AD

Les 2 faces de l'une des valves (Diamètre: 69 mm) d'un moule bivalve à fusaïoles. L'Avers et le Revers de la même valve servaient donc à couler des fusaïoles de 2 Types différents:

# Face de gauche: fusaïole classique à 8 protubérances triangulaires

# Face de droite: fusaïole moins classique biconique ornée de chevrons pointés

Provenance: Trouvée en 1990 au lieu-dit Asplat, commune de Saint-Amand-de-Coly (Dordogne) dans un tas de castine provenant d'une carrière de castine de la région



XLI / III

Moules isolés bivalves en métal



¤ EJW 000..

SENA N°96, 1988, p.383-384

Plomb

Ca 60 BC

Valve d'Avers en plomb [Température de fusion: 327° Celsius] (avec canal de coulée) du moule bivalve de Châteauneuf-lez-Martigues (FRANCE, Bouches-du-Rhône) pour couler de fausses Drachmes massaliètes, forcément en étain [Température de fusion: 232° Celsius] de Type Dep Mars 37. Localisation actuelle inconnue.

Longueur: 9,55 cm. Il subsiste 3 "pions de centrage" en fer pour assurer la correspondance rigoureuse entre les 2 valves du moule.



¤ EJW 000..

SENA N°96, 1988, p.385-386

Bronze

Ca 60 BC

Les 2 valves en bronze (avec canal de coulée) du moule bivalve de Vitrolles (France, Bouches-du-Rhône) pour couler de fausses drachmes massaliètes de Type Dep Mars 55. Localisation actuelle inconnue. Longueur totale: 6,3 cm (notre dessin n'est qu'une vue partielle). Noter les 4 trous pour 4 "pions de centrage".



¤ EJW …..

Collin – A propos de roues, de rouelles……. et de fusaïoles in Bulletin N°2 de l'Association "Vivre à Andard", 1983, p. 13-29 alias

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002, fig. N°1924

Fer

Ca 1800-1900 AD

Les 2 valves d'un moule bivalve servant à la coulée d'une fusaïole, autre Type d'objet monétiforme [datant la plupart du temps des années 1800-1900 AD bien que souvent vendu comme "pré-monnaie celte"]. La tige en bois [Longueur: 105 mm] qui maintient les 2 valves en fer [33 x 40 mm] est légèrement tronconique. Noter l'entonnoir de coulée au haut des valves. Provenance: une vieille masure abandonnée à Escamps (Lot)



XLI / IV
Moule isolé bivalve en bois

Selon SCHEERS (GB p. 214), les empreintes observées sur certains exemplaires de potins britanniques sont dues d'après EVANS à l'emploi de moules en bois dont les fibres auraient laissé des traces sur les monnaies.. Cette opinion fut rejetée par THOMPSON selon lequel le bois aurait été calciné par la chaleur de l'alliage fondu durant la coulée. Selon THOMPSON, ce sont les potins modèles, les patrices, qui auraient été en bois et qui auraient laissé des traces au moment d'être pressé dans l'argile ou dans le sable. Hypothèse tout à fait plausible. Mais cela n'empêche qu'il a bel et bien existé des moules en bois pour couler des fusaïoles.



¤ EJW …..

Daleau – Un moule moderne à fusaïoles in Bull. Soc. Arch. de Bordeaux, t. 35, 1913, p. 134-139, pl. VII, fig. 1 à 5 alias

Chevillot & Moissat – Des fileuses, des fusaïoles en plomb et des pseudo-monnaies gauloises in Documents d'archéologie et d'Histoire Périgourdines, t. 9, 1994, p. 89-1054, fig. 5 alias

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002, fig. N°1914

Bois de châtaignier

Moule bivalve pour la coulée d'une fusaïole. Chaque valve: ca 50 x 30 x 11 mm. Noter au haut l'entonnoir de coulée. La cheville pointue avec cran d'arrêt: ca 116 mm de long. L'empreinte de la fusaïole fut taillée dans le bois au couteau. Ce moule en bois se carbonisant progressivement, il ne pouvait servir qu'à une production limitée.

Provenance Lieu-dit Monteil, commune de Calviac (Dordogne) où il était en usage jusqu'en 1906 AD.

Probablement conservé au Musée d'Aquitaine à Bordeaux.



XLI / V

Moules isolés bivalves en terre cuite



¤ EJW 000..

Göbl in ....Noricum, 1973, Taf.50, Abb.1
Terre cuite

Ca

Valve de Revers en terre cuite (avec canal de coulée) du moule bivalve du Magdalensberg (AUTRICHE, Carinthie) destiné à couler de fausses pièces d'argent des Norici Occidentaux ("West-Noriker") (cf. Chap. VIII). Peut-être présentement conservé au Musée de Klagenfurth, Carinthie.



¤ Moules bivalves en terre cuite destinés à la coulée de monnaies impériales romaines

Ca 200-360 AD

Extrait du site internet: http://www.sacra-moneta.com" onclick="window.open(this.href);return false;:

"Dans quelques pages très richement documentées parues dans son « Traité des monnaies romaines », (tome I, col. 954 et suiv.) BABELON…..parle d'abord des monnaies romaines coulées (et non frappées) dont la fabrication se multiplie à partir du règne de Septime Sévère. Il expose ensuite les nombreuses découvertes de moules en terre cuite qui ont été faites jusqu'à son époque (et on pourrait rajouter que de nouvelles découvertes d'ateliers monétaires romains clandestins ou semi officiels ont été faites récemment). BABELON présente la technique de fabrication de ces monnaies coulées, puis il pose la question des origines de ce type de monnayage : s'agit-il de monnaies officielles ou de fausses monnaies ? De son point de vue ces ateliers ont été voulus par l'Etat; mais le faux monnayage, en prenant pour modèle les mauvaises monnaies produites par l'Etat, s'est aussi multiplié. On sait que l'Empire Romain a failli disparaître vers 260 AD. Des réformes ont été entreprises [notamment par Aurélien (270-275 AD) et Dioclétien (284-305 AD)] mais la sévère législation du IV ème siècle semble montrer que le problème des faux monnayages ou des monnayages privés n'était toujours pas complètement résolu……

A partir de Septime Sévère (193-211 AD), dans la série romaine on peut dire que la plupart des pièces de bas billon sont coulées. Il semble comme le dit MOMMSEN, qu'au III ème siècle, par économie, l'usage de couler les monnaies de billon fut adopté dans une partie des ateliers provinciaux (note 2 : MOMMSEN - Monnaies romaines, tome III, pp. 14-15). Cette déplorable coutume persista d'une manière plus ou moins générale jusqu'à la restauration de la monnaie d'argent par Dioclétien (284-305 AD). Le champ des pièces produites par ce procédé est granulé, presque poreux, les types et les légendes sont empâtés, les bords portent des traces de bavures.
Par application du principe dont nous avons parlé, il devint dès lors facile et lucratif pour les faussaires de fabriquer des pièces analogues à celles de l'Etat. Dès les premières années du III ème siècle, une foule innombrable d' "insdustriels" se mirent à couler des pièces de bas aloi pareilles à celles de l'Etat, et c'est en vain que des lois furent édictées pour interdire ce monnayage privé, qui n'était ni plus ni moins mauvais que le monnayage officiel.
"A partir de l'époque de Septime Sévère (193-211 AD), dit MOMMSEN, nous voyons les lois interdire sévèrement les contrefaçons coulées de ces pièces de billon. Il n'est guère possible de constater la part que l'Etat et celle que des particuliers ont prise à la fabrication des monnaies coulées"".
Cette question des monnaies de billon coulées, au III me siècle, nous conduit tout naturellement à étudier les nombreux moules en terre cuite qu'on a découverts dans des localités diverses de la Gaule, sur les bords du Rhin, en Angleterre, en Suisse, en sse-Autriche et en Tunisie.
Le premier, LE POIS, dès 1579, attira l'attention sur une trouvaille, faite à Lyon, sur la colline de Fourvières, qui avait mis au jour des moules de monnaies de Septime Sévère (193-211 AD) et de quelques-uns de ses successeurs (cf. Antoine LE POIS – "Discours sur les médailles et gravures antiques", Paris, 1579, in-4°). Vers 1697, puis en 1706, on découvrit des moules du même genre et se rapportant à des monnaies de la même époque à Lingwell Gate, près Wakefield en Angleterre (Numismatic Journal, tome II, p.58 et 195; Numismatic Chronicle, tome I, p. 161; Archéologia, t. XIV, p.99). En 1704, le MéNESTRIER signala une nouvelle trouvaille de moules, faite à Lyon peu auparavant (cf. « Mémoires de Trévoux », 1704, juillet, p. 1213). Il y eut encore, par la suite, dans la même ville d'autres découvertes analogues qui provoquèrent la dissertation de MAHUDEL intitulée : « Observations sur l'usage de quelques moules antiques de monnaies romaines, découverts à Lyon » (Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, tome III, 1746, pp. 209 et 218). En 1764, HARSCHER signala des moules analogues qu'il venait de découvrir à Augst, près de Bâle, et les collectionneurs du XVIIIème siècle, comme le Comte de CAYLUS et MICHELET d'EENNERY s'empressèrent de placer dans leurs médailliers ces curieux monuments.
Dans le cours du XIX ème siècle, l'attention des chercheurs ayant été stimulée, on signala un très grand nombre de ces moules et il en existe des échantillons non seulement au Cabinet des Médailles, mais aux musées de Saint-Germain, de Rouen, de Nantes, de Boulogne, d'Orléans, de Bar, de Toul, de Cologne, de Bonn et d'autres villes de la France et de la région rhénane. La trouvaille la plus intéressante qui ait été faite, est celle de Damery (Marne)….. Enumérons encore, sans chercher à être complet: les trouvailles faites en Angleterre, en 1820 et 1830, près de Wakefield, et en 1869 ainsi qu'à Duston près de Northampton / la grande trouvaille de Bernard (Vendée) en 1859 / celle de Bordeaux faite en 1884 dans les ruines d'un atelier de potier (cf. LAFAYE in Bulletin de la Société des Antiquaires de France, 1899, p. 193 et 283) / celles, plus récentes, d'Autun et de la Coulonche.

Comme on a prétendu qu'il n'avait pas été fait de découverte de moules monétaires en terre cuite, en dehors de la Gaule et de la Grande-Bretagne, il n'est pas superflu de dire qu'ECKHEL en a signalé une en Basse Autriche, et qu'en 1899, des travaux de voirie à Sousse (Tunisie) ont mis au jour un lot de 34 moules du même genre ( cf. GAUKLER in Bulletin de la Société des Antiquaires de France, 1899, p. 368).
Fait important à signaler: l'examen détaillé des découvertes démontre que la plupart de ces moules de monnaies romaines, se rapportent à une période comprise entre Septime Sévère (193-211 AD) et Dioclétien (284-305 AD); le plus grand nombre sont de l'époque de Caracalla (211-217 AD) et d'Elagabale (218-222 AD). Exceptionnellement, quelques-uns reproduisent des pièces qui remontent jusqu'à Domitien (81-96 AD) et Trajan (98-117 AD); après Dioclétien (284-305 AD), jusqu'à Constance II (337-361 AD), on en rencontre encore, mais en petit nombre; puis ils disparaissent sans retour…..".



¤ Moule de Lyon

Terre cuite

Ca 200-360 AD

Le Cabinet des Médailles possède un curieux monument (cf. EJW ….. ) Il a été trouvé à Lyon vers 1704, et après avoir été signalé par le MENESTRIER, il est entré dans la collection du Comte de CAYLUS avec laquelle il a passé dans le Cabinet du Roi.

C'est un auget en terre cuite dont le fond est hémicylindrique; 8 disques en argile cuite y sont maintenus en place par une ligature en fil de fer et lutés avec de la terre, maintenant en poussière. CAYLUS raconte que voulant éprouver si ce petit appareil pouvait encore être utilisé, il y fit couler 7 monnaies, comme on a dû le faire dans l'Antiquité : il fabriqua ainsi des pièces aux effigies de Julia Domna (193-217 AD), de Géta (211-212 AD), de Caracalla (211-217 AD) et de Julia Maesa (218-226 AD).
Dans la trouvaille de Sousse, les rondelles en argile cuite étaient empilées dans un tube en bronze échancré sur toute sa longueur pour permettre la coulée du métal.



¤ EJW …..

Moule de Damery

Hiver – "Notice sur un atelier monétaire découvert à Damery (Marne) en 1830 in RN 1837, p. 171-180, pl. VI alias

Terre cuite

Ca 200-341 AD [HIVER fixe en effet la destruction par le feu de l'atelier de Damery à 341 AD]

Selon HIVER, "Pendant l'hiver de 1829 à 1830, des fouilles faites dans une portion fort petite de l'emplacement du parc de l'ancien château de Damery (Marne), bourg près d'Epernay, bâti sur les ruines de Bibé, première station sur la voie militaire de Reims à Beauvais, firent découvrir à une profondeur de quelques pieds, sous un amas de cendres, de charbons et de tuiles,les débris de vastes constructions rasées par un incendie, ayant servi notamment à des thermes et à un atelier monétaire. Dans des pièces qui se touchoient, on trouva en peu de temps plusieurs vases remplis de monnoies….. découverte dans une pièce voisine d'un atelier monétaire en pleine activité.

Là, sous un amas de cendres et de tuiles, on trouva tout à la fois des cisailles et des débris d'autres instruments en fer, propres à la fabrication des monnoies, et plusieurs groupes de moules en terre cuite renfermant encore les pièces qui y avoient été coulées, et le lingot formé par le métal surabondant…….

…(Ces moules) avoient été moulés sur les monnoies qu'ils étoient destinés à reproduire, en serrant les pièces modèles entre des disques d'argile pétrie d'un diamètre plus grand de manière à former rebords, et placés les uns au-dessus des autres, de façon qu'à l'exception du premier et du dernier [cf. fig. EJW …..: les disques d'argile N°1 et 13], ils reçussent sur chaque face l'empreinte de l'Avers et du Revers d'une pièce [cf. fig. EJW …..: les disques d'argile N°2 à 12].

Le creux et les empreintes obtenues par ce procédé aussi exact que facile, les disques servant de moules étoient entaillés pour que la matière en fusion put y pénétrer, puis durcis au feu, replacés les uns au-dessus des autres dans le sens des entailles, et da,s le même ordre que lors du moulage, et enfin lutés avec de la glaise, de façon à former un cylindre ou un rouleau…Mais une dernière opération …précédoit le coulage. Les rouleaux de moules étoient réunis par groupes de 3, et placés à côté les uns des autres, de façon que les entailles pratiquées pour l'introduction de la matière se trouvassent toutes dans le vide intérieur, lequel alors servoit d'entonnoir pour la verser.

Telle étoit la disposition matérielle des groupes de moules, découverts dans les ruines de Bibé; elle est reproduite avec la plus grande exactitude sur la planche VI"

EJW …..[Vue en perspective à gauche; coupe au centre]

"Le lingot qu'on y a dessiné (En 1837, "Ce lingot est dans le cabinet de M. HIVER") [cf. fig. EJW ….. le dessin de droite; cf. aussi EJW …..: coupe du lingot alias de l'entonnoir de coulée] est l'un de ceux formés par le métal surabondant dans le vide destiné à servir d'entonnoir. Les 3 lignes de 12 pointes chacune dont il est hérissé, correspondent aux entailles du pareil nombre de moules dont chaque rouleau étoit composé.

Ainsi chaque rouleau ou cylindre présentoit 12 moules formés par la réunion de 13 disques d'argile [cf. fig. EJW …..: les disques N° 1 à 13], dont 2 n'avoient d'empreinte que sur une face [cf. fig. EJW …..: les disques N° 1 et 13; cf. aussi la fig. EJW …..]; 3 de ces rouleaux [cf. EJW …..: 3 disques d'argile disposés en triangle] composoient un groupe de moules, et par conséquent on couloit à la fois 36 pièces….Il n'est pas douteux que ces moules….ne servissent plusieurs fois; il suffisoit d'un peu de soin pour en extraire les pièces sans briser les moules……

32 moules seulement ont été recueillis intacts dans les ruines de l'atelier monétaire de Bibé; c'est à peine la dixième partie du nombre total".

Certains de ces moules renfermait encore les moulages postumes aux Types de Caracalla (211-217 AD), de Philippe (244-249 AD) et de Postule (258-268 AD) qui y avaient été coulées. Dans l'atelier de Damery, on découvrit quelque 2000 pièces en argent réalisées grâce à des moules de ce Type!



¤ Pas de fig.

ABT p. 57, Note 3

Vers 1867, on recueillit au Châté de Boviolles (Meuse), l'un des ateliers producteurs de potins dits leuques des moules en terre cuite portant les Types des pièces au sanglier des Leuci. Mais on n'en a jamais publié de description précise et ils semblent présentement perdus. S'agissait-il de disques isolés ou au contraire de moules en chapelet (voir ci-dessous)?



XLI / VI

Moule "en arbre" bivalve en bronze



¤ EJW ……

Montelius - … Italie centrale…, Stockholm 1910, Sie B, p. 763 et pl. 159, fig. 20 a, b et c alias

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002, fig. N°1897

Bronze

Ca 900-500 BC?

Les 2 valves d'un moule "en arbre" (47 x 116 mm) destiné à couler 15anneaux d'environ 1 cm de diamètre.

Provenance: Vetta Marina, commune de Sirolo, province d'Ancône (ITALIE)

Conservée au Musée préhistorique de Rome



XLI / VII

Moules "en arbre" bivalves en pierre



¤ EJW …..

Gross – Les Protohelvètes…, Berlin 1883, p. 59, pl. XXX, N°6 alias

E. & J. Wendling – Anneaux, fusaïoles, perles et disques, CD, 2400 figures, Châtel-Saint-Germain 2002, fig. N°1899

Molasse alias grès molassique

Ca 880-850 BC?

Une des valves (136 x 285 mm) d'un moule bivalve. La face représentée servait à couler, de gauche à droite, 2 petits ciseaux, 2 couteaux et 27 anneaux d'environ 11 à 12 mm de diamètre. La face arrière non représentée servait à couler une grande hache à ailerons et à boucle de suspension.

Provenance: Palafite d'Auvernier (SUISSE)



¤ EJW …..

Daremberg & Saglio – Dict. des antiquités gr. et romaines, t. 2 (2ème partie), Paris 1896, p. 1246-1247, fig. 3186 alias

E. & J. WENDLING – Roues & rouelles à rayons, Châtel-Saint-Germain, 2003, 2ème partie: Chapitre 219, fig. 3822

Pierre

Ca

L'une des valves (Dimensions inconnues) d'un moule bivalve destiné à couler, à gauche, des jetons comportant une Fortune et, à droite, des boutons (?)

Particularité: on n'observe qu'une rigole centrale mais pas de rigoles latérales sans dote parce que ces dernières n'existaient que sur l'autre valve. Les 2 valves étaient assujetties par 2 chevilles insérées dans les 2 trous (en haut à gauche et en bas à droite).

Sans provenance connue. Au Louvre (en tout cas en 1896).



XLI / VIII

Moules "en arbre et en chapelet" bivalves en terre cuite



¤ Pas de fig.

Lane-Poole – Catalogue of Oriental Coins in the British Museum, X (Additions, 1890, p. 50, N°338 h alias

Sch GB p. 214, fig. 26

Les 2 valves d'un moule bivalve en terre cuite "en arbre" [conservé au Britisch Museum] destiné à couler des fulus marocains datés de 1261 selon l'Hégire (alias 1845 AD). Par "extrapolation", on a imaginé des reconstitutions de moules de ce genre.



¤ EJW …..

Rudd in List 81, 2005, page de couverture

Reconstitution d'un moule bivalve "en arbre" destiné à la coulée de potins de Type J-L des Cantii (LT 9538; cf. Chapitre XLII).



¤ EJW …..

Une reconstitution personnelle de moule bivalve "en arbre"

Reconstitution d'un moule destiné à la coulée de potins dits des Leuci, moule de 12 empreintes en 3 chapelets de 4 empreintes.



¤ EJW …..

Reconstitution personnelle du produit de la coulée avec tous ses tenons et le lingot dû au trop plein de métal dans l'entonnoir de coulée"

A l'aide de ce moule reconstitué, on obtenait à chaque coulée 12 potins:

# 3 potins [les 3 potins terminaux] avec une seule attaque

# 2 potins [le 1er du haut à gauche et le premier du haut à droite] avec 2 attaques selon 2 axes différents

# 7 potins avec 2 attaques dans le même axe



¤ EJW …..

Lambot & Delestrée in Bull. Soc. Archéol. champenoise; t. 85, 1992, p. 67 à 79

Un tel moule bivalve explique que si les 2 valves sont mal plaquées l'une contre l'autre au moment de la coulée, on obtienne des "Potins décalés".

Le très bel exemplaire reproduit est de Type BN 8128 B alias Sch Lyon 1030 provenant de "La Warde" à Acy-Romance (Ardennes).

La photo d'un très bel autre exemplaire décalé figure dans Burkhardt et alii (Keltische Münzen aus Basel, 1994, p. 56, fig. 71) et est présentement conservé au HMB (Mistorisches Museum Basel).



¤ EJW …..

Un potin dit des Leuci de Type BN 9044-9153 conservé dans la collection de la Cour d'Or (alias aux Musées de Metz)

Nous n'avons jamais vu qu'un seul potin décalé et, de surcroît "radié": de ce genre: ces "stries rayonnantes" sont la preuve de l'existence d'évents tels que nous les avons faits figurer sur les fig. EJW ….. et EJW …..



¤ EJW …..

Gallia 1983, p. 250-251

Une vingtaine de fragments de moules en terre cuite destinés à la coulée de potins de Type BN 7859-7860 fut trouvée, en pays suessione, à Senlis [Eglise Saint-Pierre] (Oise). Sur 2 fragments contigus, on voit 3 empreintes d'Avers. Il semble donc s'être agi d'un moule bivalve "en chapelet". Mais il est hélas impossible avec ces 2 fragments seuls

d'extrapoler la "disposition des grains du chapelet".



XLI / IX

Moules bivalves en sable alias Châssis en sable



¤ EJW …..

Burkhardt et alii – Keltische Münzen aus Basel, 1994, p. 61, fig. 76

Burkhardt – Quantitative Methoden zur keltischen Numismatik... Berne 1998, p. 58, fig. 58

Cette reconstitution de moule "en chapelet" bivalve en sable sans évents n'est, à lire les expériences de l'Abbé ROCHON et à voir les planches de l' Encyclopédie de DIDEROT & d'ALEMBERT qui suivent, qu'un reflet très imparfait de la technique réelle.

Même commentaire pour la "reconstitution améliorée ("Verbesserter Rekonstruktionsversuch") avec évents.



¤ EJW …..

Diderot & d'Alembert – L'Encyclopédie / Recueil de planches, 1751

Les ustensiles du "mouleur en sable"

Toutes les figures sont à l'échelle indiquée au bas de la planche c'est-à-dire 1 mm pour 14,8 mm sauf les figures 3, 4, 5, 7 et 9 qui sont à l'échelle 1 mm pour 24,4 mm.

Rappel: 1 pied français = 12 pouces français = 32,47339 cm

Fig. 1: Caisse à (alias au) sable sur pieds c'est-à-dire coffre en bois non couvert de 1,30 m (4 pieds) de long, 0,65 m (2 pieds) de large et 27,1 cm (10 pouces) de profondeur

Fig. 2: Un ais (= planche de bois) et un châssis de dessous en bois posés sur la caisse

Fig. 3: Caisse à sable (autre modèle)

Fig. 4: Pelle en bois à remuer le sable: A - la pelle / B - le manche

Fig. 5: Racloir métallique pour racler le sable au fond de la caisse à sable: A – le racloir / B – le manche

Fig. 6: Rouleau en bois pour "corroyer" le sable: Longueur 64,9 cm (2 pieds) / Diamètre: 5,4 cm (2 pouces)

Fig. 7: Petite batte en bois: A – la batte / B – le manche

Fig. 8: Petite batte (autre modèle)

Fig. 9: Grande batte en bois: A – la batte / B – le manche

Fig.10: Cogneux (= cylindre de bois): Longueur 10,8 à 13,5 cm (4 à 5 pouces) / Diamètre: 2,7 cm (1 pouce)

Fig.11: Racloir métallique pour dresser le sable à l'affleurement des châssis

Fig.12: Ais de mouleur alias planche à moule représenté en perspective

Fig.13: Le châssis (en bois) de dessous (en perspective) avec

- ses 3 trous (au milieu de la barre du haut et sur les 2 barres latérales) destinés à l'introduction des 3 chevilles en bois du contre-châssis

- le "jet du moule" (au milieu de la barre du bois)

Fig.14: Le contre-châssis du moule alias châssis de dessus (en perspective) avec ses 3 chevilles et le "jet du moule"

Dimensions d'un châssis ou d'un contre-châssis:

Longueur: 64,9 cm (2 pieds) / Largeur: 48,7 cm (1,5 pieds) / Profondeur: 2,7 cm (1 pouce)

Fig.15: "Tranche" métallique (sorte de couteau plat en fer

Fig.16: "Nouet" (= sac en toile ou linge noué d'une ficelle dans lequel on met quelque substance)

Fig.17: Maillet



¤ EJW …..

Diderot & d'Alembert – L'Encyclopédie / Recueil de planches, 1751

La technique du "mouleur en sable"

Toutes les figures sont à l'échelle indiquée au bas de la planche c'est-à-dire 1 mm pour 14,8 mm sauf les figures 1, 6, 7, 8 et 9 qui sont à l'échelle 1 mm pour 24,4 mm.

Rappel: 1 pied français = 12 pouces français = 32,47339 cm

Fig. 1: 2 modèles (Dans le cas de la figure de d'ALEMBERT, il s'agit de 2 lames parallélépipédiques en cuivre ou en bois destinées à la réalisation par coulée de 2 lames d'or destinées à être débitées en flansb destinés à la frappe de doubles louis)

Fig. 2: Le châssis de dessous (en plan) posé "tête en bas" sur un ais. En son intérieur, on a posé 5 modèles. Il reste à y poser les modèles de jets.

Fig. 3: Le châssis de dessous [avant retournement] (en plan) entièrement rempli de sable / une batte ayant servi à tasser le sable

Fig. 4: Le châssis de dessus (vue perspective) retourné a été coiffé du contre-châssis alias châssis de dessus. Ce dernier a été entièrement rempli de sable et arasé avec le racloir

Fig. 5: Le contre-châssis a été soulevé de manière à laisser apparaître le châssis de dessous (en plan) avec l'empreinte des modèles (lames et jets)

Fig. 6: 2 coins (pas monétaires évidemment) de bois

Fig. 7: Serre-châssis (alias "fort-châssis") en bois servant de presse

Fig. 8: 4 moules constitués par 4 châssis et 4 contre-châssis montés et serrés, après séchage, avec des coins dans 2 serres: A – l'ais terminal / B – les serres / C – les coins

Fig. 9: Presse en bois: A – le plateau d'en-bas / B – le plateau mobile / C – les vis / D – les écrous

Fig.10: Presse enserrant un ensemble de 4 moules (4 châssis et 4 contre-châssis) préalablement séchés



¤ Pas de fig.

L'Abbé Rochon - Aperçu présenté au Comité des monnoies de l'Assemblée Nationale, Des avantages qui peuvent résulter de la conversion du métal de cloches en monnoie moulée……, Paris, [1791], p. 17

L'Abbé Rochon – Compte-rendu des expériences qui ont été faites sur la monnoie coulée et moulée en métal de cloches, pour servir de suite à l'Aperçu qui précède, Paris, 1791, p. 10 à 14

L'Abbé Rochon – Essai sur les monnoies anciennes et modernes, Paris, 1792, p. 51 à 54

La technique détaillée du "mouleur en sable" de monnaies

Réalisation des châssis, nom donné par les "mouleurs en sable" tout à la fois au moule et au contre-moule: l'ensemble des 2 valves "moule + contre-moule" est appelé un double-châssis.

Le sable propre au moulage est un mélange de sable fin et d'une terre argileuse. Presque partout on peut s'en procurer de factice lorsqu'il ne s'en trouve pas de naturel. Il faut que le sable ait assez de consistance pour retenir la forme des modèles: celui qui n'aurait pas cette propriété, peut l'acquérir, en le faisant rôtir au feu et cette préparation lui donne toujours l'avantage de ne pas éprouver de retrait par l'effet de la chaleur.

Le sable étant de la qualité requise, on le corroie avec des rouleaux de bois dans de grandes caisses qui doivent avoir 195 cm (6 pieds) de long sur 65 cm (2 pieds) de large et la profondeur de 32 cm (1pied).

Corroyé et réduit en poudre fine, on le mêle toujours avec des sables qui ont déjà été employés. cette précaution est utile pour éviter l'effet du retrait d'un sable neuf qui a toujours, quelque parfait qu'il puisse être, un peu de mouvement.

Avant de s'en servir, le mouleur doit avoir préparé son modèle sur une couche de plâtre que l'on nomme couche matrice.

Pour former les couches matrices en plâtre, il faut poser un châssis de bois ou de fonte sur un marbre bien dressé; il faut ensuite disposer dans son intérieur et sur le même marbre, les pièces que l'on doit modeler. Toutes ces pièces doivent être liées les unes aux autres par des lames destinées à former ces rigoles de communication entre tous les moules qui sont renfermés et compris dans le même châssis. La meilleure disposition des rigoles qui aboutissent toutes au jet principal, ne s'acquiert que par l'expérience. Cette disposition exécutée avec soin, on verse dans l'intérieur du châssis une couche de plâtre très fin. Le retrait du plâtre fin étant considérable, cette couche ne doit avoir que l'épaisseur exactement nécessaire pour bien envelopper et recouvrir les pièces qui servent de modèles. On doit même, pour empêcher cet effet, verser une seconde couche d'un plâtre grossier, presque éteint et mêlé de sable, à l'instant où la première couche est prise. Cette seconde couche étant beaucoup plus épaisse que la première la consolide et "retient jusqu'à un certain point l'activité du plâtre fin qui la compose". On enduit encore d'huile siccative bouillante la surface de la couche matrice afin de donner au plâtre un grand degré de poli et de dureté.

En fait, il y a donc 2 couches qui supportent les matrices des monnaies et des jets. "Une seule couche de plâtre a prouvé combien ce procédé était expéditif; mais il en faut 2 pour obtenir le plus grand degré de célérité".

On doit observer que si le plâtre bien imbibé d'huile siccative n'était pas assez dur pour former les couches, on pourrait lui substituer une composition de souffre et de molybdène (en 1791, il s'agit de la molybdène alias plumbago, plombagine, mine de plomb, crayon noir: en fait du graphite; rien à voir donc avec le molybdène actuel) ou d'ardoise pulvérisé. Cette composition est très solide; elle n'est point poreuse, le sable ne s'y attache pas.

C'est sur ces 2 couches dans lesquelles les matrices des monnaies et les jets sont incrustés de manière que l'une représente le Revers de l'autre , que les ouvriers opèrent séparément le moulage de leur châssis.

Cette méthode réduit à un petit nombre de mouleurs intelligents l'opération du moulage parce qu'il ne faut presque plus d'adresse et d'habitude pour former un moule sur des couches dures ainsi disposées, surtout lorsqu'on substitue à la pression inégale des doigts, la pression toujours égale d'une presse à rouleur".

Le mouleur sèche d'abord la couche matrice avec du poussier de charbon enfermé dans un sac de toile afin d'absorber l'humidité qui pourrait y être attaché. Il dissipe ensuite avec un soufflet le superflu de ce poussier. On place enfin sur la couche matrice ainsi disposée un châssis de bois qu'on remplit d'une couche de sable corroyé, en pressant ce sable de toutes parts avec les doigts, de manière qu'il prenne bien exactement l'empreinte de son modèle. Cette première couche de sable ne doit pas être très épaisse; elle est ensuite recouverte d'un sable plus grossier et plus humide. On bat encore cette couche avec des maillets de bois puis avec des battes longues et larges qui, en parcourant avec célérité l'étendue de la couche, en lient les parties, les repoussent dans les rainures et en assurent la solidité. Ce qui excède la surface du châssis est enlevé avec un racloir. On lève alors le moule et on le saupoudre avec une terre glaise bien pulvérisée. Ce ponsif (car c'est le nom qu'on donne à ce poussier) s'introduit par sa finesse dans les pores du moule et en unit toutes les parties.

On reporte ensuite ce moule sur la couche matrice après l'avoir séchée en la saupoudrant de poussier de charbon et après l'avoir nettoyée avec le vent d'un soufflet (opération qui se renouvelle toutes les fois qu'on déplace le moule ou qu'on le replace). On bat de nouveau le moule. On le relève ensuite et on le saupoudre de poussier de charbon dont on dissipe l'excédent au moyen du vent d'un soufflet. C'est alors que le moule est achevé.

Pour former le contre-moule, on renverse la couche matrice sur le moule. Les pièces et les jets s'en détachent par leur pesanteur, tombent dans le moule et servent à former le contre-moule, lequel étant fini se renverse à son tour sur la couche matrice et ainsi de suite.

Le moule et le contre-moule étant finis, il suffit de les bien faire sécher. Dès lors pour opérer sans interruption, il faut se préparer une avance d'un moulage de 24 heures avant de commencer la fonte.

Cette avance faite, le moulage et la fonte peuvent marcher sans interruption.

On verse d'un seul jet la fonte avec sûreté et facilité dans plusieurs moules réunis par une presse. Il convient de les y poser entre 2 planches, l'une dessus et l'autre dessous le moule. On retiendra ces moules les uns sur les autres par une pression égale et convenable.

Chaque presse contient 5 double-châssis c'est-à-dire 5 moules pour 500 pièces. Ces presses sont disposées de la manière la plus commode au versement de la matière en fusion

Il est indispensable que les 2 châssis qui forment le moule, se superposent et s'appliquent avec précision, sans quoi Avers et Revers ne se correspondraient pas parfaitement.

Quant au nombre de châssis réalisables par un mouleur en une journée, ROCHON se contredit d'un article à l'autre; il affirme successivement:

# p. 17 du 1er article de ROCHON:

Un "bon mouleur" peut faire par jour 24 moules , chacun de 100 pièces de monnaie. Ainsi il fera sans peine 2400 pièces dans la journée.

Soit 2400 pièces en moyenne par homme et par journée de 12 heures (durée de la journée de travail en 1791!!).

# p. 14 du 2ème article de ROCHON:

Un "habile mouleur" fait un moule de 100 pièces, composé de la réunion de 2 châssis, en 15 minutes de temps, soit 48 moules en 12 heures. Ainsi, 2 mouleurs se relevant alternativement et pouvant, par là, travailler 24 heures sans interruption, feront 96 moules c'est-à-dire 9600 pièces.

Soit 4800 pièces en moyenne par homme et par journée de 12 heures.

Le gouvernement de l'époque souhaitait faire fabriquer par semaine, pour la France entière, pour 40000 livres de monnaie moulée soit 400000 pièces de 2 sols de 24 deniers tournois. 14 à 28 mouleurs seulement suffisaient donc à satisfaire cette production massive!.

En 15 minutes, 49 kg (101 livres) de métal de cloche sont en fusion dans les creusets.

On peut remplir les 5 moules (d'une presse) d'un seul jet et si chaque moule renferme 100 pièces, l'on obtiendra 500 pièces d'un seul jet..

Avec 2 fourneaux de fusion bien chauffés, animés par le vent d'un soufflet, on remplit, en moins de 15 minutes, 25 double-châssis soit, à la clé, 2500 pièces!

Pour ce qui est du temps mis à remplir les double-châssis, ROCHON se contredit à quelques lignes d'intervalle:

# p. 12 du 2ème article de ROCHON

25 double-châssis en moins de 15 minutes soit un double-châssis en moins de 0,6 minutes

# Note de la p. 10 du 2ème article de ROCHON:

2 double-châssis en 5 minutes soit 1 double-châssis en 2,5 minutes

# p. 54 du 3ème article de ROCHON:

"chaque fonte pas plus de 30 minutes": soit, en admettant que chaque fonte corresponde aux 5 double-châssis d'une presse, 1 double-châssis en moins de 6 minutes

On observe que par ce procédé, les pièces viennent dans toute leur étendue et n'éprouvent point de retrait sur elles-mêmes ainsi qu'il arrive dans les moules ordinaires. On note que les pièces présentent peu de "rebarbe". On note également l'extrême facilité avec laquelle on les sépare des jets.

Au cours de la fonte, le déchet en métal se monte à ca 5 %.

Le rebut est de moins de 6 pièces sur cent: ces rebuts sont exclusivement dus à la presse qui n'exerce pas une pression bien égale et bien uniforme sur la totalité des châssis.

Rappel à titre comparatif: ROCHON signale

# p. 5 de son 1er article:

un balancier "bien monté" peut frapper par jour (sans doute de 12 heures) jusqu'à 15000 pièces

# p. 109 de son 3ème article:

un balancier "gouverné" par 12 hommes, frappe par jour 1600 marcs de pièces de "2 sols au faisceau" ( alias de 24 deniers de 10 pièces au marc) soit 16000 pièces:

soit 1333 pièces en moyenne par homme (travaillant nécessairement avec 11 autres) et par journée de 12 heures.

Ainsi, avec des cadences de 2400 à 4800 pièces par homme (travaillant seul) et par jour, le coulage l'emporte sans conteste sur la frappe. De plus le coulage ne nécessite l'embauche d'aucun graveur et évite la réalisation délicate de coins. Les modèles servant à la réalisation des moules que les numismates germanophones appellent des "patrices", peuvent être réemployés à l'infini.

C'est certainement ces avantages qui expliquent le recours par les Gaulois à la coulée pour faire leurs potins. On rappellera à ce sujet un passage de BLANCHET (ABT p.56): "....dans les moments où ils disposaient de peu de temps, les Gaulois furent amenés tout naturellement à couler immédiatement les monnaies et à supprimer ainsi les coins dont la gravure exigeait de l'habileté et du temps".



XLI / X

Divers

Varia



# Estimation du "nombre de potins par chapelet"

Combien de potins étaient fabriqués par fonte de métal?

Comme l'a montré THIRION (RBN 108, 1962 AD, p.77) pour les potins dits "au rameau", la présence sur un certain nombre de potins de deux jets ou tenons de coulée, placés à 180° l'un de l'autre, indique que la fonte était effectuée dans des moules à alvéoles communicants, placés dans le prolongement les uns des autres.

THIRION propose une méthode statistique pour évaluer le nombre d'alvéoles que pouvait compter un chapelet et

ainsi parvenir à estimer le nombre de pièces fabriquées

par fonte de métal.

Il s'agit simplement de relever le nombre de tenons par potin et à partir du rapport statistique obtenu de calculer le nombre possible d'alvéoles par chapelet.

Admettons que nous soyons en présence de pièces coulées à l'aide d'un moule comportant un seul chapelet longiligne.

A titre d'exemple (cf. Gallia 52, 1995 AD, p. 22-23) , l'examen par GEISER & BARRANDON des tenons de coulée d'environ 150 potins dits "à la grosse tête" montre que cet échantillon contient

¤ 15% d'individus présentant 2 tenons placés à 180° l'un de l'autre c'est-à-dire diamétralement opposés

¤ 85% d'individus ne présentant qu'un seul tenon de coulée

Le chapelet longiligne comportait donc environ [85 / 15] + 1 c'est-à-dire environ 6 à 7 alvéoles. Chaque fonte conduisait donc à autant de potins.

Cette hypothèse n'exclut toutefois pas la possibilité de plusieurs chapelets reliés entre eux sous forme d'arbre.



# Potins "à double lecture"

Potinmünzen, die auf 2 verschiedene Weisen "gelesen" werden können

Cast coins legible in 2 different ways



¤ EJW …..

Double Tournois II / 2652 et Double Tournois II / 2652 var.

Sur certains exemplaires, il semble que

l'Avers seul (Double Tournois II / 2652 var. trouvé dans les Bouches-du-Rhône) ou

le Revers seul ou, conjointement,

l'Avers et le Revers

soient "à double lecture"



# Potins-modèles utilisés pour la confection des moules et appelés "Patrices" par les numismates germanophones

Patrizen

Punches



¤ EJW …..

Burkhardt – Quantitative Methoden zur keltischen Numismatik, Berne, 1998, p. 57-58, fig. 57

La figure représente un potin à la grosse tête dit des Sequani dont l'Avers comporte un globule (indiqué par la flèche) : selon BURKHARDT, une "Potinmünze mit Patrizenfehler", un "potin à faute de patrice" c'est-à-dire un potin sorti d'un moule dont la patrice ayant servi pour faire l'empreinte de l'Avers comportait un défaut: ce globule.

BURKHARDT a relevé différentes "fautes de patrice"



# "Entonnoir de coulée"



¤ EJW …..

Burkhardt – Quantitative Methoden zur keltischen Numismatik, Berne, 1998, p. 58, fig. 55

Lingot en alliage potin dont la forme prouve à l'évidence l'utilisation de moules bivalves muni d'un entonnoir de coulée.

Seul exemplaire recensé

Provenance:

ALLEMAGNE 1

Bade-Wurttemberg 1

Freiburg-im-Breisgau 1 (trouvé en 1992 à la Wallburg Kegelriss, également appelée Bug Ehrenstetten, un site à 2600 m d'altitude au Sud-Est d'Ehrenstetten , un quartier de la commune d'Ehrenkirchen)



# Potins siamois



¤ EJW …..

2 potins de Type BN 7417 qu'on a oublier de séparer à leur sortie du moule. Seul exemplaire recensé



# Pennons de coulée alias jets de coulée alias attaques



¤ EJW …..

Rudd, List 81, 2005, p. 9-10, N°18

Potin de Type Turnham (Kent)



¤ Forrer in KN t. 1, fig. 46, 52 et 53

Potins dits de Leuci



# Ratés de coulée (quelquefois avec pennons) / Missratene Potinmünzen / Cast failures



¤ EJW …..

Jacquier, Katalog 25, Herbst 2000, N°30

Raté de coulée de potin de Type LT 8124 pesant 3,38 g et consiféré à tort par JACQUIER comme un ½ potin en raison de son trop petit diamètre (15 mm au lieu de 21 mm



¤ EJW …..

En trait plein un potin du même Type que le précédent également raté de coulée. En pointillés, restitution du potin complet



¤ EJW …..

Potins de Type BN 6219-6235 alias Double Tournois II / 2621-2628 tous trouvés en Eure-et-Loir sans doute à l'emplacement d'un atelier

Trous dans les flans (représentés en gris sur nos figures)



¤ EJW …..

Ratés de coulée provenant du même atelier en Eure-et-Loir

Ce sont des ratés de coulée munis d'un pennon



¤ EJW …..

Forrer in KN t. 1, fig. 54

Potin dit des Leuci avec un flan d'épaisseur irrégulière dû à un défaut de coulée



¤ EJW …..

Gallia 1979, p. 305

Potin de Type 7868-7872

Raté de coulée avec pennon trouvé dans l'atelier même: l'Oppidum sis au lieu-dit Les Grandes Grèves à Villeneuve-Saint-Germain (Aisne)



# Débordement du métal dans le plan médian du potin: anomalie due à une étanchéité imparfaite des 2 valves du moule



¤ EJW …..

Forrer in KN t. 1, fig. 48

Potin dit des Leuci



¤ EJW …..

Monnaies gauloises découvertes en fouille in Dossier de protohistoire N°1, Ed. Errance, 1987, p. 58

Potin de Type BN 8128 B au Revers à l'équidé



# Mauvais appariement des 2 valves du moule

Fehlerhafte Schalenkoppelung

Wrong pairing of the 2 valves of the mould



¤ EJW …..

Nash 598 alias

"Potin-mule" formé par appariement des Revers de 2 Types différents de potins

Avers de Nash 598:

Revers de potin "au svastika" de Type "BN 6284-6294"

/ Revers de Nash 598:

Revers normal de potin "au long cou" de Type "BMC (ALLEN) 373"

Provenance: selon NASH

FRANCE 1

Centre 1
Cher 1 (Châteaumeillant)



¤ Van Arsdell 1414 – 1

Appariement de 2 valves d'Avers



¤ EJW …..

Ms. Barthélemy t. 5 f°46

Appariement de 2 valves de Revers / Seul exemplaire recensé

Poids: 4,72 g / Provenance: Vendeuil-Caply (Oise)



¤ Potins unifaces / Potins "coulés avec une seule valve"



¤ EJW …..

Auktion 87, Giessener Münzhandlung, Dieter Gorny, München, 2/3/1998, N°8

Potin dit des Leuci pesant 4,45 g coulé à l'aide d'une valve d'Avers normale et d'une "valve de Revers" plane rayée (GORNY parle à tort de rayures dues à une lime (Feilspuren)



¤ EJW …..

Van Arsdell 112-1

Potin dit des Cantii pesant 1,70 g coulé à l'aide d'une valve d'Avers normale et d'une "valve de Revers" portant des stries.

Il s'agit de stries fines formant un angle de 90 degrés les unes avec les autres. On a d'abord pensé que ces stries provenaient de l'emploi de papyrus (on ne dit pas comment il aurait été utilisé!) mais il a été prouvé que le motif de ces stries ne correspondait pas à du papyrus.

On estime à présent que ce motif est dû à l'utilisation de tissus: ce tissus était certainement utilisé en lieu et place du plâtre préconisé par ROCHON (cf. ci-devant)

Van ARSDELL rajoute une remarque curieuse: ces stries peuvent apparaître à l'Avers et au Revers du potin mais sont normalement plus prononcées sur l'une des 2 faces '("The striations may appear on both sides but are normally more prononced on one side"). Nous ne voyons aucune explication!



¤ EJW …..

Trouvé en prospection

Potin de Type LT 7417 var pesant 3,64 g coulé à l'aide d'une "valve d'Avers" plane rayée et d'une valve de Revers normale



# Potin incus



¤ EJW …..

Le Clert pl. III / 241

Potin dit des Lingones de Type LT 8329 alias Double Tournois III / 3261

Avers:

le Revers usuel incus (c'est-à-dire le Revers non inversé mais en négatif)

Revers:

le Revers usuel (donc non incus)

Nous n'avons pas la moindre idée comment put prendre naissance cet avatar!



# Potins cassés en 2 pour circuler

In 2 gebrochene Potinmünzen, die Kurs hatten

Cast coins broken in 2 being current



¤ EJW …..

Forrer in Antiqua 1890, pl. XX / 149 & 150 et 1891, pl. XI / 330

Potins dits des Leuci cassés en 2



¤ Pas de fig.

BMCC (Allen) 373-378

Il se trouve des potins dits au long coyu cassés en deux



¤ EJW …..

Potin de Type Bn 7862 coupé en 2



# Potins marqués à coups de burin (Potins votifs?)

Durch Meisselhiebe verhunzte Potinmünzen

With chisel defaced cast coins



¤ EJW …..

SENA N°148, 2001, p. 21-22, fig. 2

Potins dits à la tête diabolique usuellement attribués aux Turones avec 2 coups de burin en croix sur la joue



¤ EJW …..

Double Tournois III / 3093

2 coups de burin parallèles sur la joue



# Potins en verre



¤ EJW …..

Hermand in RBN [Revue Belge de Numismatique] 4ème Sie, t. 2, 1864, p. 107 & 166, pl. XVII / 95 alias

ABT p. 44, Note 5

Verre

Ca ?

Avers lisse

/ Cheval galopant à gauche; au-dessus, un croissant et un "segment de rouelle". Bizarrement, ce "segment de rouelle" ne se voit pas sur le dessin publié par HERMAND

Poids inconnu / Diamètre: 15-16 mm

Provenance: selon HERMAND

FRANCE 1

Nord-Pas-de-Calais 1

Pas-de-Calais 1 (Fresnicourt)

Cette pièce en verre fut découverte en 1851 associée à 2 Bronzes atrébates.

Cf. aussi DANCOISNE - "A-t-il existé des monnaies en verre chez les Gaulois, spécialement chez les Gallo-Belges" in Congrès scient. de France, 20ème Sie, Arras, 1853, t. II, p. 374-377. BLANCHET se montre sceptique: "Quant à l'existence d'une monnaie de verre chez les Gaulois, conclut-il, elle reposerait sur une découverte trop imparfaitement connue pour que je puisse faire fonds de ce qui a été publié à ce sujet".



# Potins faux

Le moulage étant chose très facile de nos jours [par exemple par la "Méthode de la cire perdue", il se vend de très nombreux faux potins sur internet!

Ci-après, un faux de fabrication ancienne:



¤ EJW …..

Pièce coulée pesant 8,48 g en forme de lentilles biconvexe: épaiiseur au centre de la pièce 4,5 mm, épaisseur en périphér.
bonne infos annibal :super:

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 12:15
par Romulus41
fuzzaiolo a écrit :ps : il existe des romaines coulées.
:mdr3:
Oui des bateaux aussi 8|

Image

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 18:48
par fuzzaiolo
Romulus41 a écrit : Oui des bateaux aussi 8|
Ben alors, est-ce qu'au moins elles sont romaines tes salades ?
Image

:mdr3: :mdr3: :mdr3: :hello:

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 18:50
par annibal 60
fuzzaiolo a écrit :
Romulus41 a écrit : Oui des bateaux aussi 8|
Ben alors, est-ce qu'au moins elles sont romaines tes salades ?
Image

:mdr3: :mdr3: :mdr3: :hello:
:mdr1: :mdr1: :mdr1: :mdr1: :mdr1: :mdr1: :super:

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 20:08
par jperdo
annibal 60 a écrit :
fuzzaiolo a écrit :potins = monnaies coulées.
bronzes = monnaies frappés, parfois sur des ébauches coulées en chapelets, mais frappées.

ps : il existe des romaines coulées.
:mdr3:

NARFOUILLE58 a écrit :salut
ya de tout alors couler frapper bronze potin mais les deniers et surtout statere cest bien avec le meme coins de notre amis???donc frapper ya des stateres coulees? aussi 8/
narf
merci. :hello: .. fuzzaiolo...de me soutenir. :super: ......pour les autres :P :mdr1: :mdr1: :mdr1:
Il te soutient pas justement .... Il t'explique que contrairement à ce que tu as écrit ,je cite :
annibal 60 a écrit : salut les gaulois n avait pas de coin de frappe....ils fonder leurs monnais dans des moules ils pouver y avoir des defauts dans les monnais la diférrence pouvait se voir dun village a l autre ...
,

mis à part les potins ,les gaulois frappaient leur monnaies .
Si tu n'as pas compris maintenant , je peux plus rien pour toi , enfin si Image :mdr1: :mdr1:

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 20:14
par annibal 60
jperdo a écrit :
annibal 60 a écrit :
fuzzaiolo a écrit :potins = monnaies coulées.
bronzes = monnaies frappés, parfois sur des ébauches coulées en chapelets, mais frappées.

ps : il existe des romaines coulées.
:mdr3:

NARFOUILLE58 a écrit :salut
ya de tout alors couler frapper bronze potin mais les deniers et surtout statere cest bien avec le meme coins de notre amis???donc frapper ya des stateres coulees? aussi 8/
narf
merci. :hello: .. fuzzaiolo...de me soutenir. :super: ......pour les autres :P :mdr1: :mdr1: :mdr1:
Il te soutient pas justement .... Il t'explique que contrairement à ce que tu as écrit ,je cite :
annibal 60 a écrit : salut les gaulois n avait pas de coin de frappe....ils fonder leurs monnais dans des moules ils pouver y avoir des defauts dans les monnais la diférrence pouvait se voir dun village a l autre ...
,

mis à part les potins ,les gaulois frappaient leur monnaies .
Si tu n'as pas compris maintenant , je peux plus rien pour toi , enfin si Image :mdr1: :mdr1:
a non je reste sur mes positions comme a verdun ..je suis un tétu surtout que j ai a moitié raison :ange: :modo:

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 20:20
par fuzzaiolo
bon tout le monde se calme, et il existerait même des statères coulés selon certains.
Image
:mdr3:

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 20:23
par annibal 60
fuzzaiolo a écrit :bon tout le monde se calme, et il existerait même des statères coulés selon certains.
Image
:mdr3:
:super: merci fuzzaiolo :hello: :amen: .......

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 20:51
par fuzzaiolo
mais c'est une des exceptions en stat, d'habitude ils sont frappés avec des coins. :hehe:

d'ailleurs, il existe des monnaies en potin qui existe en bronze. :hehe:
le potin aux trois poissons existe en version bronze frappé.

Ah, toujours la bagarre dans le village gaulois ! Il n'est pas frais mon poisson ?

Allez, patron, paie ta tournée de cervoise pour mettre tout le monde d'accord !

:alcool1:

Re: Potin ??

MessagePublié :14 avr. 2011, 22:56
par NARFOUILLE58
salut
merci fuza et les autres
ca a le merite d etre clair maintenant et personne n avais raison du coup ::d
avec ces gauloises tout est permis :mdr3: :coeur:
et une petite dose de culture UNE!!! :hehe:
narf

Re: Potin ??

MessagePublié :09 août 2014, 16:54
par LOISEAU
de quoi lire .