Denier de la République, pour Publius Porcius Laeca , frappé en 110-109 av. J.C.
Av : PL(AE)CA ROMA, Tête casquée de Rome à droite, sous le menton marque de valeur X.
Rev : PROVOCO, personnage militaire debout à gauche, étendant la main droite au-dessus d’un citoyen debout à gauche, tourné à droite, vêtu de la toge ; derrière le personnage central, un magistrat debout à gauche, tenant une longue tige de la main droite (licteur).
Réf : Crw. 301/1, Syd. 571a
Le revers fait référence à la “lex Porcia de Provocatione” par un ancêtre du monétaire, le consul Marcus Porcius Cato en 195 avant J.-C., limitant le pouvoir de réquisition des gouverneurs. Mais ce revers pourrait faire aussi allusion aux lois, votées entre 198 et 194 avant J.-C. par Publius Porcius Læca, Lucius Porcius Licinus et Marcus Porcius Cato, plus connues sous le nom “de tergo cives” visant à interdire les peines corporelles pour les citoyens. Ce denier a été diversement interprété et largement commenté. Plusieurs auteurs, à cause de la légende d’exergue, PROVOCO, pensent que la scène représentée se rapporte à la loi limitant les pouvoirs des gouverneurs envers les citoyens. La description du personnage placé derrière le militaire étendant sa protection au citoyen est souvent mal compris. Il a été décrit comme le gouverneur ou le licteur en raison des bâtons qu’il tient dans l’une et l’autre main. Si l’événement commémoré se rapporte à la seconde série de lois, tout devient clair, le troisième personnage devient tout simplement un exécuteur qui tient les verges qui servaient à corriger les manquements à la discipline dans l’armée. Le militaire placé au centre, en étendant sa main au-dessus du citoyen, représenté en toge, le protège du châtiment corporel que le soldat placé derrière s’apprêtait à appliquer, (cqfd).
Arual
