Forum des particuliers sur le détecteur de métaux et la détection de loisir 

  • Médaille commémorative exposition Universelle et internationale. 1872 Lyon

  • Vidéos et photos de vos sorties de détection.
Vidéos et photos de vos sorties de détection.
Règles du forum : Je vous rappelle qu il est interdit de poster du mobilier antique sur le forum pour les périodes gauloises,romaines mérovingiennes et carolingiennes.Les vidéos montrant la sortie de dépôt monétaire,qui même si ça peut paraitre sympathique,le sont tout autant.Exhiber ce genre de trouvailles sur un forum public le place directement sous le coup de la loi pour incitation au pillage
je vous demande donc de la retenue s'il vous plait.Chacun est responsable de ses actes en son âme et conscience;pour l instant et dans le contexte actuel je ne souhaite pas que vous montriez vos trouvailles pour cette période merci.Votre responsabilité est pleine et entière.La loi est très délicate mais certains de vous sont dans la totale illégalité.

De plus ce forum n'est pas un téléphone portable!
Merci de ne pas y poster des messages avec une écriture sms.

 #1684179  par titeuf34
 
Bonjour les potos trouvé ceci dans un petit labour dans l'Hérault
bonne journée

matière:Laiton. (à vraiment souffert) :rougefaché:
diamètre 22,6 mm
Date : 1872
Signé : L. WEBER.

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Un peu d'histoire

1872 : L'exposition de tous les déboires

C'est du moins l'idée de deux notables lyonnais: le financier ArthurJame et l'architecte Jules Chatron, qui s'entremettent en 1869 auprès du préfet, afin d'obtenir les autorisations nécessaires (et le financement afférent), sans vraiment réussir à mobiliser les milieux industriels et commerciaux, plutôt réticents devant cette audacieuse idée. Une commission se crée, un comité de souscription suit, un entrepreneur général est nommé, la Ville de Lyon est sollicitée pour l'obtention, gratuite, d'une partie du (tout nouveau) parc de la Tête d'Or, mais les choses traînent. On bute sur des problèmes d'intendance, on ergote sur des problèmes de contrats, la Chambre de Commerce et la ville font assaut de civilités pour ne point avoir le bébé à charge.

Est-on arrivé à un accord?, le chantier est-il enfin ouvert? La guerre éclate, renvoyant sine die l'inauguration déjà fixée au 1er mai 1871. Le calme revenu, on reparle de l'exposition, ont arrache des subventions à l'Etat, à la Ville à l'Assemblée nationale, on reprend les travaux, autour d'un grand édifice central, vaguement mauresque, en bordure du quai du Rhône, qui, avec ses deux ascenseurs, doit être le pivot de l'ensemble.

Las! Ennuis et contretemps reprennent de plus belle: l'empressement de construire, engendre des bâtiments trop légers, hâtivement élevés, sévèrement critiqués. La ville, inquiète après la visite de son architecte en chef, Abraham Hirsh, revenu effrayé de ce qu'il a vu, somme le très contesté directeur général Tharel, de faire le nécessaire. Le responsable de la galerie des Tissus, dans laquelle il pleut d'abondance, exige la réparation de la toiture. On va devant les tribunaux. On se chamaille quant à la concession des bateaux, sur le lac. Bref, c'est une exposition inachevée qui est ouverte au public, le 2 juin 1872. Alors que l'inauguration officielle, le 7 juillet suivant, au milieu des querelles de préséance, se fait sans la droite du conseil municipal, qui ne veut pas figurer aux côtés du maire Barodet.

Après tous ces retards, l'exposition à bien du mal à s'installer avant la fermeture prévue pour octobre. Fin août, le chemin de fer aérien prévu pour atteindre le Parc, très attendu par le public, n'est toujours pas opérationnel. Le 28 juillet, un orage d'une rare violence inonde le terrain, brise les verrières, détériore de nombreuses pièces exposées. Une des parois de la galerie des soieries s'écroule. Le 19 août, un bateau qui relie le centre-ville à l'exposition, heurte un pilier du pont Saint-Clair et s'abime dans les flots, sans faire heureusement de victimes, parmi les passagers.

On comprend dans ces conditions que le résultat financier soit catastrophique. On met les scellé sur les recettes, on distribue sans faste les récompenses, on décide de prolonger l'exposition jusqu'en 1873, avec une nouvelle équipe (mais en conservant curieusement le même directeur), on abaisse le prix d'entrée... Rien n'y fait : le 13 août 1873, la faillite est consommée. Quant au parc de la Tête d'Or, il mettra des années à panser ses plaies.

Photos archive web
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