Après le règne de Claude, la situation revient à un équilibre et le monnayage irrégulier se raréfie jusqu'à la crise du IIIe siècle.
Le titre de métal précieux du monnayage d'argent n'a cessé de diminuer tout au cours des trois premiers siècles (Figure 1). Sous Caracalla, en 215, une nouvelle monnaie reconnaissable à l'effigie radiée de l'empereur est créée,
l'antoninien. Pesant le poids d'un denier et demi, l'antoninen a la valeur de deux deniers. Cette nouvelle monnaie n'arrive cependant pas à s'imposer : relativement peu frappée, son émission cesse sous Sévère Alexandre. En 238, Balbin et Pupien en reprennent la frappe et cette fois, l'antoninien va progressivement éliminer le denier de la circulation. Le denier d'argent n'est déjà plus frappé qu'occasionnellement sous Gordien III. Après son règne, la frappe de ce dernier ne se fait plus que de manière exceptionnelle.
L'aloi des monnaies d'argent continue à diminuer inexorablement tout au long du IIIe siècle. Peu après 260, le point critique est atteint : le billon (alliage d'argent) a un contenu si faible en métal précieux qu'il a maintenant une apparence plus proche du bronze que de celle d'un alliage argenté, la crise monétaire n'a jamais été aussi visible. Les monétaires sont obligé de recourir de plus en plus à l'artifice de l'argenture supperficielle pour rendre une apparence acceptable au monnayage de billon.

connaître son ignorance est la meilleure part de la connaissance...
Adhérez à la FFDM pour un avenir meilleur