Il y a quelques temps je vous parlais d'un article sur l'anti détection qui devait paraître sur le prochain bulletin de mon association.
Je viens donc de récupérer ce nouveau bulletin.
Ce n'est pas un article mais un très long paragraphe dans l'éditorial sur les règles de notre pays.
çà tombe bien car je vois qu'il y a des sujets sur ce qu'on peut ou ne peut pas faire.
Donc voici ce paragraphe (bonne lecture) :
Nous désirons également revenir dans cet éditorial sur l'absolue nécessité de préserver la "réserve archéologique" constituée par le territoire des hauts cantons. Informer sur l'actualité de la recherche mais aussi diffuser des notions de méthodologie reste plus que jamais l'un des objectifs poursuivis par la SAHHCH, tant l'archéologie est une science reposant sur des données fragiles et bien souvent en danger de destruction. Ainsi, nous souhaitons rappeler quelques principes fondamentaux.
Aucune région du territoire métropolitain et outre-marin - comme partout ailleurs - n'est malheureusement, épargné par le pillage archéologique et tout le monde est concerné par les lois encadrant la protection de ce patrimoine sensible. Loin de l'image des héros de fiction, l'archéologue contemporain n'est plus un amateur érudit : c'est un professionnel ayant suivi une longue formation, attentif à tous ses actes techniques, depuis le terrain jusqu'au laboratoire. L'archéologie est aussi un travail d'équipe faisant intervenir de nombreuses spécialités, afin d'étudier puis de replacer dans un contexte historique, les traces parfois ténues mais toujours significatives de l'histoire de l'humanité.
Aussi d'une manière générale, il n'est pas vain, bien au contraire, de rappeler que toute découverte fortuite d'objets ou de vestiges archéologiques pouvant intéresser aussi bien toutes les périodes chronologiques (Préhistoire, Antiquité, Moyen Age, Temps Modernes et la période contemporaine) que l'histoire de l'art, doit faire l'objet d'une obligation immédiate de déclaration (art. L.531-14 du code du patrimoine) en mairie et auprès de Service Régional de l'Archéologie (SRA) de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) Occitanie et toutes les mesures de conservation provisoire doivent être mis en oeuvre. Quelles qu'aient été les modalités de la découverte, le non-respect de cette exigence peut faire l'objet de poursuites et de pénalités financières (art. L. 544-3).
Il faut bien garder à l'esprit que l'Etat prescrit et autorise les opérations archéologiques aussi bien lorsque des éléments de ce patrimoine sont menacés par des projets de travaux ou d'aménagement du territoire (archéologie préventive) que dans le cadre de projets de recherche (archéologie programmée).
Au -delà de ces précautions d'usage, il est essentiel de rappeler que l'utilisation des détecteurs de métaux, hors des cadres légaux, est strictement interdite : la détection d'objets métalliques n'est pas un loisir. Même les professionnels de l'archéologie doivent obtenir une autorisation administrative préalable à toute utilisation de cet équipement.
La recherche archéologique avec ou sans détecteur de métaux, s'inscrit toujours dans le cadre d'une programmation scientifique, avec pour corollaire la définition d'une problématique et la publication des résultats de cette recherche. Toute opération effectuée hors de ce cadre conduit en effet à une dégradation, voire une destruction des sites archéologiques, des artéfacts et de leur contexte - qui fait partie intégrante en droit français, du patrimoine archéologique (art. L. 510-1 du code du patrimoine) - et à une perte irrémédiable de connaissance. Le patrimoine archéologique est une ressource fragile et non renouvelable qui construit notre mémoire collective et qui, pour cela, doit être protégée.
En définitive, l'Etat laisse aux personnes présentant les compétences scientifiques nécessaires la responsabilité de déposer des projets de recherche et de mener les opérations prescrites ou autorisées par ses services. Et c'est seulement dans ce cadre qu'une autorisation d'utilisation d'un détecteur de métaux peut être délivrée (art. R. 542-1 du code du patrimoine). Car il est évident qu'une découverte d'objet(s) extraite de son contexte à des fins uniques de prélèvement, prive la communauté scientifique et par la suite tout un chacun, des éléments précieux permettant de restituer l'évolution de l'histoire de l'humanité et sa relation avec l'environnement naturel, fondements de l'archéologie.
En revanche, tout amateur passionné peut se former sur les chantiers de fouilles dirigés par des professionnels de la discipline qui offrent chaque année des places aux bénévoles (se renseigner auprès des Services Régionaux d'Archéologie des DRAC concernés).
NB : des interdictions d'utilisation de détecteurs de métaux sont en vigueur dans certains départements au titre de la sécurité des personnes compte tenu des risques liés à la découverte de munitions des deux guerres mondiales. Ce sont les raisons pour lesquelles la modification ou l'assouplissement de la législation en vigueur visant à inscrire une distinction entre la détection archéologique et la recherche récréative ou de loisir n'est pas envisageable.
Pour ma part j'ai appris qu'on ne peut même plus garder les euros vu qu'on inclut la période contemporaine.
Ne me jetez pas trop de tomates ...
Et là je vais me faire une pause car j'écris jamais autant sur l'ordi.


