As à l'autel de Lyon. Magnifique contremarque au revers !
Le monnayage à l’autel de Lyon, comprenant de rares sesterces (GB), des dupondii et des as (MB) ainsi que des semis et des quadrans (PB), est traditionnellement rangé dans le monnayage impérial par l’école anglo-saxonne ainsi que par J.-B. Giard. Il était classé au XIXe siècle aux gauloises (cf. E. Muret et M. A. Chabouillet, BN 4691-4786 et H. de La Tour, LT. 4693, 4744 et 4771). En réalité, ce monnayage s’inscrit dans la tradition commencée une trentaine d’années plus tôt à Narbonne, Lyon, Vienne et Orange, continuée ensuite par Nîmes. Le choix des auteurs du Roman Provincial Coinage peut paraître arbitraire de ne pas les avoir inclus dans leur corpus. Ce monnayage, fort complexe, constitue une extension du monnayage colonial et sa permanence dans la circulation dans l’Occident romain (et la Gaule en particulier) montre l’importance du nouvel atelier dans l’Empire. À côté des émissions officielles, nous avons de nombreuses imitations “gauloises” de ce type qui a connu une longévité et un succès inégalés. Dans le Supplément II sur le monnayage de Lyon, les auteurs ont modifié légèrement la chronologie des émissions. Le monnayage ne commencerait pas avant 7 avant J.-C.
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